Publié dans Pas une MILK une mère, Vie imparfaite au pays des Ours

Mes boobs et elles

Un article aujourd’hui pour revenir sur mon vécu de l’allaitement. C’est un sujet tendance et dont on dit tant de choses et son contraire mais, au final, je crois que chaque allaitement est unique. Pour ma part, je ne suis ni pro allaitement ni pro bib, je suis pour la paix des mères et le chacune fait c’qui lui plaît, plaît, plaît.

Lorsque j’ai été enceinte de la Grande Ourse puis de la Petite Ourse, la question de l’allaitement n’a jamais été un casse tête pour moi, je souhaitais le faire, mettre en place un allaitement maternel. Pourquoi ? Et pourquoi pas plutôt ? Il n’y a pas d’argument principal qui m’ait fait prendre la décision dans ce sens là, juste un feeling, un souhait de le faire. Je ne vois aucun souci au fait de mettre mes seins dans la bouche de mes bébés ou de devoir me dénuder à certains moments pour les nourrir. Bon oublions pas que j’ai eu 2 bébés d’été, ça joue aussi; une tenue légère est plus vite retirée et je peux comprendre  les frileuses aux bébés d’hiver. Pour la Petite Ourse il y avait l’argument complémentaire de lui donner comme à sa sœur, ça me paraissait important.

Dans les deux cas, il n’a pas fallu longtemps à mes bébées tout juste nées pour choper un sein et se rendre compte du pouvoir magique que les boobs ont. L’une comme l’autre ont vite rampé sur mon ventre pour aller prendre le sein en bouche, elles ont instinctivement su faire. C’est important de le dire car je sais que ce n’est pas toujours le cas mais pour moi la première tétée a été facile. De même, mes montées de lait ont été également standard, en 3 jours le lait était là pour mes 2 gourmandes.

Sur les premières semaines, la Grande Ourse était plus sérial téteuse que sa sœur. La Petite Ourse a vite espacé tranquillement ses tétées alors que la Grande Ourse demandait énormément et, ce aussi, pour apaiser ses coliques. La Petite Ourse, elle, avait déjà accepté la tétine ce qui lui permettait peut être de plus tenir… A nouveau deux fois, j’ai eu la chance d’avoir le Barbu en vacances à mes côtés pendant les premières semaines de mes filles. Donc niveau rythme de fatigue pour la maman, j’avais le soutien nécessaire pour me reposer entre les tétées. Et je trouvais ça immensément confortable la nuit de prendre mon bébé dans son lit, le coller au sein, et m’adosser à mon coussin peinard. Pas besoin de descendre à la cuisine chauffer un biberon, un confort ! Autre argument bien plaisant, une fois bébé au sein, tu as les mains libres ou au moins une, pas besoin de tenir le sein comme c’est nécessaire pour le biberon. L’intérêt étant alors de greffer dans ton autre main ton smartphone dont tu es un peu beaucoup dépendante et ainsi en pleine nuit tu peux au choix, tweeter, googliser des bêtises, jouer à Candy Crush Soda Saga ou lire (d’où mes nombreux avis ces dernières semaines sur la Liseuse, merci les heures de lecture de nuit).

Puis le premier mois s’achève et arrivent les bobos. Chose qu’on ne sait pas forcément avant d’allaiter, c’est loin d’être si simple et de se passer toujours bien. Le bébé n’a pas acquis que le truc que tu lui fous dans la bouche est un morceau de ton corps dont il faut prendre soin. Ou alors, c’est ta faute, la position au sein est pas bonne et il en vient des bobos. Bon moi je dois dire que niveau positionnement je n’ai jamais été aidée donc je n’ai pas l’oeil expert pour m’auto juger. Je pense (et c’est une hypothèse) que mes filles grandissant et grossissant, j’ai eu plus de mal à les tenir correctement et les ai donc peut être ainsi incitées à un mauvais positionnement qui a ensuite entraîné des soucis. Bref, quelque soit la cause, à 2 mois d’allaitement de Grande Ourse j’ai fini chez la généraliste avec une mastite bien douloureuse et ai dans la foulée directement décidé d’envoyer bouler l’allaitement. La Grande Ourse s’est donc retrouvée sevrée vitesse grand V.

Et encore une fois j’ai la chance, (oui ça fait beaucoup de chance tout ça) d’avoir des filles qui ont pris leur premier biberon sans tracas et sans nous faire remarquer qu’on leur avait changé leurs habitudes.

Pour la Petite Ourse, à un mois et demi je me retrouve avec une ampoule au sein, ampoule qui bouche un canal lactifère et crée donc un engorgement. Un SOS Barbu plus tard, l’ampoule est percée, le sein se désengorge à la tétée. Puis l’ampoule revient, le sein se réengorge. Nouvel SOS Barbu. Et rebelotte une 3ème fois, là je dis stop et arrête direct de donner ce sein à la Petite Ourse.

Oui tu peux conclure que je n’ai pas une volonté farouche à allaiter car j’ai, dans les 2 cas, arrêté à la première contrariété. Ben disons que, autant souffrir pour l’accouchement cela dure quelques heures et ensuite on n’en parle plus, (ce qui m’a motivée dans l’accouchement sans péri) autant douiller toutes les 3 h car il faut nourrir le bébé et ce pendant une durée indéterminée, je ne signe pas…

La Petite Ourse a donc eu depuis début septembre un sevrage progressif, le sein non malade à téter encore et des bibs de lait artificiel pour compléter et intégrés petit à petit. De mon côté je tirais le sein avec ampoule et lui donnait le lait au biberon. Elle a tété la dernière fois il y a quelques jours, l’allaitement est donc définitivement terminé de mon côté.

Mes Ourses ont eu plus ou moins chacune 2 mois d’allaitement. Et franchement, c’est très bien ! Oui, oui les recommandations de l’OMS c’est 6 mois mais je me suis jamais imaginer continuer l’allaitement en ayant repris le boulot. Et puis là, j’ai une circonstance atténuante de plus, opération sous AG dans 3 semaines et anesthésie incompatible avec l’allaitement. Oui on peut attendre que les effets se dissipent, tirer son lait et revenir à l’allaitement ensuite mais bon… tu auras compris dès le début de mon article que moi je suis pour faire les choses de la manière la plus simple possible.

Le biberon m’oblige à poser la 3ème main qu’est mon smartphone et à ne pas faire 2 choses à la fois, c’est un peu relou. Le biberon m’oblige à descendre à la cuisine pour le repas de nuit (j’ai fait le choix du biberon chaud et non à température ambiante)(et disons le pas trop fort ça fait 3 nuits que le passage à la cuisine m’est épargné)(semblerait que Petite Ourse fasse ses nuits)(oh la veinarde encore). Le biberon demande de faire la vaisselle après chaque repas. Mais le biberon peut aussi être donné par le papa (quand il est là, coucou Monsieur le Barbu à la vie normade!). Bref, on va pas faire ici une liste des pour et des contre, l’objectif était juste de raconter la façon dont les choses ont été vécues sur la banquise de la famille Ourse. Aujourd’hui, je m’habille avec ce qui me vient sans devoir penser à un truc qui soit pratique à déshabiller. Aujourd’hui, la Petite Ourse doit attendre que le biberon soit prêt quand elle a faim. Et ce fonctionnement nous va très bien.

J’ai aimé l’expérience de l’allaitement, savoir que mes filles ont grandi et grossit avec ce que je leur fournissais (et a priori la laiterie était bonne) mais je ne suis définitivement pas faite pour un allaitement long. Et j’ai vraiment pris conscience que l’allaitement est une expérience qui peut être compliquée, on entend beaucoup beaucoup de conneries sur l’allaitement et quand on est une maman débutante c’est dur de trier le vrai du faux. Si j’ai un conseil à donner, vous pouvez vous fier et trouver du réconfort sur le site de la Leche League très complet et déculpabilisant. Mais au delà de ça, le plaisir de la tétée dont parlent certaines maman en disant « tétées câlin » reste pour moi un mystère. Je n’ai pas eu ce sentiment de vivre des moments câlin lors des tétées, c’était juste pour moi, au même titre que les biberons, des moments nécessaires pour nourrir ces petites bébées. Les moments câlins je les trouve ailleurs. Aucun jugement de ma part sur ce point juste je suis faite ainsi, d’autres mères fonctionnent autrement.

Ce qui compte (et c’est le mot de la fin) c’est NOTRE choix. Libre, assumé, partagé avec le bébé et parfois l’entourage (mon Barbu étant le modèle cool qui te dit tu fais bien ce que tu veux).

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Top départ !

Voilà on y est, le Barbu est parti, nous laissant entre filles pour les 4 prochaines semaines. Vous le savez, ce n’est pas avec joie que je me lance dans cette période. Mais puisqu’il le faut et que rien de ce que pourrai en dire changera les choses, je vais m’atteler à traverser ça du mieux possible. Et je commence par vous remercier infiniment toutes pour votre soutien sur ce précédent article plein de stress. Vos très nombreux commentaires m’ont fait un bien fou, désolée de ne pas prendre le temps de répondre individuellement à chacune.

Il y a une chose sur le planning des 4 semaines à laquelle je m’accroche beaucoup pour m’aider à tenir c’est que les 4 semaines seront quelque part en fait 2 fois 2 semaines. Je m’explique. On va commencer par 2 semaines avec la Petite Ourse qui va rester 24h/24 avec moi et puis dès le 26 septembre, elle fera son adaptation crèche pour y rester ensuite toute la journée avec sa sœur dès la semaine qui suit. Alors oui bien sûr c’est tôt, très tôt, trop tôt peut être aussi. Car je ne reprends le travail qu’en novembre. Mais je vais me faire opérer à la mi octobre et il faut que les Oursonnes soient en crèche à ce moment là. Et commencer ainsi sur l’absence du Barbu pour raisons pro me permet de m’attacher dans la tête que sur ces 2 dernières semaines j’aurais quoi qu’il advienne du temps pour moi. Ainsi, si je dois cumuler fatigue, retard dans les tâches ménagères ou juste pétage de câble maternel, je vais pouvoir me fixer ce cap des jours à temps libre qui viendront.

(En aparté pour celles qui voudraient en savoir plus sur l’opération dont j’ai déjà brièvement parlé par ici, tout est sur un blog privé ICI)

Ce que j’appréhende le plus à vrai dire, c’est les réactions de ma Grande Ourse. Nous lui avons expliqué le départ de papa pour travailler, les dodos qu’il ne fera pas à la maison mais le cadeau qu’il ramènera après (il faut bien ça) et nous n’avons à chaque fois reçu en retour que bouderies, visage fermé et « non ». Logique, elle va pas sauter de joie à l’absence de son père. En avril j’avais déjà été seule avec elle et … elle me l’a chèrement fait payer. Alors j’espère que ce ne sera pas le cas cette fois d’autant qu’il va falloir partager mes bras et mon temps avec sa sœur. On a mis en place un calendrier style calendrier de l’avent avec une case à soulever chaque jour de passé qui révélera une photo de son papa. J’ai sur mon téléphone des vidéos de lui où il lui souhaite bonne nuit et lui parle. Et quand on le pourra, il lui téléphonera. Mais après, si crise il y a et bien il faudra désamorcer au mieux…

Pour mes journées solo avec la Petite Ourse, j’espère juste qu’elle me donnera au moins chaque jour 2 heures dispo, à savoir sans l’avoir dans mes bras. Idéalement ce serait une heure pour me reposer, faire une sieste et une heure pour les tâches de la maison. Si j’ai ça, je crois que je pourrais gérer le reste du temps avec elle dans les bras. Quand j’ai l’esprit serein et reposé ça ne me gêne pas de devoir rester posée devant la TV à la câliner ou l’aider à s’endormir. J’ai confiance en la faisabilité de ça, elle semble commencer à être capable de faire ses siestes (c’est en cours en ce moment d’ailleurs). Et je pense aussi que les nuits qu’elle semble avoir durablement mises en place sont relativement cool. Si ça dure ainsi ce sera parfait, elle est au lit au maximum à 22h30, se réveille une fois pour un repas dans la nuit. Il reste juste à ce que les quelques seconds réveils du lendemain à 6h disparaissent pour un 7h voire 8h et tout ira bien pour moi en terme de sommeil.

Après ça, reste le speed du matin avec les 2 à gérer avant de déposer la Grande Ourse à la crèche. Ces matins ont été testés la semaine dernière alors bon ça pleure un peu mais ça se fait. Et le soir ce sera la découverte du jour… Ce qui m’inquiète le plus c’est les temps de bain de la Grande Ourse sur le créneau horaire ou la Petite Ourse est souvent relou puis le repas et coucher de chacune à gérer.  Je sais pas encore comment on va se passer mais comme on dit… qui vivra verra ! Au pire, elles seront un peu plus sales et on zappera quelques bains (les repas par contre on pourra pas).

Donc c’est parti pour le tunnel des 2 premières semaines. Avec en bout de route une rencontre avec une copinaute de la région, maman de 2 garçons, un deuzans comme ma Grande et un bébé de juillet également. Après on passera sur les 2 semaines à rythme plus cool pour moi et j’ai déjà hâte d’y être et faire mon égoiste, aller déjeuner avec une copine, faire du shopping, des siestes, du ménage… J’ai calé aussi sur cette semaine plein de RDV médicaux pré opératoires donc ça devrait passer vite.

Pour conclure, comme dit Bounty fort à propos : ça va le faire, oui ou oui ?

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Soeurs

Cela fera 2 mois dans quelques jours que la Grande Ourse a acquis sa casquette de grande sœur. Le temps est venu pour un premier bilan de ce que nous apporte cette fratrie.

La Grande Ourse est venue faire connaissance avec sa petite sœur à la maternité le lendemain de la naissance. En entendant sa petite voix derrière la porte, lorsqu’elle est arrivée avec son papa, j’étais très émue. Déjà parce que c’était la première fois depuis sa naissance que je ne passais pas la nuit à ses côtés et surtout parce que le moment tant attendu depuis le début de la seconde grossesse était arrivé. Celui de la rencontre.

Et ça a été un très joli moment avec une grande sœur qui découvre un petit bébé sans encore bien comprendre que celui-ci va venir vivre avec nous à la maison, que notre vie est désormais changée. Elle a pu prendre dans ses bras sa petite sœur dès ce premier WE, avec une immense fierté, de la douceur et un sourire si touchant. Depuis ce jour là, aussi bien mon ordinateur que mon téléphone ont une belle photo des 2 Ourses en fond d’écran.

Puis nous sommes rentrées à la maison et dès le second soir, la Grande Ourse était en crise, ça a été très impressionnant. Les jours suivants il y a eu de nombreux rejets de sa sœur, non pas par rapport à la présence de la Petite Ourse en soi mais vraiment juste dans le sens « moi je veux ma maman », elle nous faisait bien comprendre de ses gestes que je devais poser sa sœur et m’occuper d’elle. On a donc donné du temps à la Grande Ourse, lorsque je le pouvais, le Barbu prenait la petite sœur et la Grande Ourse « gagnait » son temps avec maman. La réaction était forte à constater mais dans le fond je ne voulais surtout pas la gronder, c’était normal qu’elle ait besoin de ce temps d’acclimatation pour se faire à notre nouvelle vie de famille et elle avait totalement le droit de réclamer sa maman. Comme le Barbu était à ce moment là en vacances on a vraiment pu gérer ce cap en douceur et d’ailleurs les crises n’ont pas duré longtemps.

Tout au long du mois d’août on a vécu ainsi en alternant chaque parent avec chaque fille. De mon côté notamment, il y avait le BESOIN d’un vrai moment avec ma grande puce en fin de journée, des câlins, des bisous et laisser le petit bébé un peu de côté. Et vraiment j’insiste sur le mot besoin. Elle me faisait ressentir son besoin de sa maman mais c’était vraiment partagé de mon côté; j’apprécie énormément de pouvoir passer du temps avec elle et rien qu’avec elle, sans être dépendante du rythme de vie assez demandeur de la Petite Ourse. On a mis en place avec le Barbu un certain nombre de sorties en tête avec tête avec la Grande Ourse car ce n’est pas toujours facile de promener un nouveau né partout mais la grande sœur avait besoin de bouger tout au long des 4 semaines passées à la maison. Elle a donc fait des balades à vélo avec papa, été nourrir les canards ou joué au parc avec papa ou maman, passé du temps à la bibliothèque avec maman, été au magasin de bricolage avec papa (super sortie mais les enfants sont si peu difficiles), sortie acheter le pain un grand nombre de fois et bien profité pendant quelques jours de la piscine dans le jardin avec son papa essentiellement et avec moi une fois aussi (d’ailleurs les adultes ont bien kiffé la baignade aussi!).

L’accent sur ces premières semaines de notre vie à 4 a clairement été mis sur la Grande Ourse car la petite finalement une fois qu’on lui donne ses repas, change ses couches et l’aidons à dormir, le reste de son environnement elle ne le calcule pas.

Ces semaines ont aussi été le début de la création d’un lien entre les 2 sœurs. Aujourd’hui, la Grande Ourse a bien intégré qu’elle est grande sœur, d’ailleurs quand elle entend sœur, elle nous dit le prénom de la petite Ourse. Elle demande fréquemment où est sa sœur si celle-ci n’est pas dans le salon ou bien si je vais la chercher seule à la crèche, elle lui dit au revoir lorsqu’elle va se coucher ou qu’elle part passer sa journée à la crèche, lui dit bonjour lorsqu’on vient l’y chercher toutes les 2 (moi le bonjour je l’ai pas forcément !).

On a sorti un tapis d’éveil il y a quelques jours et elle prend plaisir à s’y installer aux côtés de la Petite Ourse. Elle lui redonne alors sa tétine quand elle la perd. Puis emmène ladite tétine au nettoyage sous le robinet de sa petite cuisine jouet car « elle est sale ».

Je crois aussi qu’elle commence à intégrer les « chacun son tour » et faire preuve de patience. Je fais très attention à tenir ma promesse lorsque je lui dis « je change la couche de Petite Ourse ensuite on joue ». Et autant je lui dis à elle « là c’est le tour de ta sœur » que je fais également très attention à ce qu’elle entende aussi quand je dis à la Petite Ourse « tu restes sage, j’habille ta sœur ensuite c’est toi ». Et pour peu que je fasse alors passer la Grande Ourse en premier, j’obtiens une petite fille mignonne qui profite de son moment.

Une dernière anecdote MILK pour finir. Un soir cette semaine, j’avais la Petite Ourse dans les bras et miss Grande Ourse vient s’installer à mes côtés avec un livre. Elle regardait alors son livre en prenant la main de sa sœur et y faisait des petits bisous. Et puis, toujours en tenant bien la main de sa sœur, elle lui lisait son histoire à sa façon. Un très joli moment !

Main dans la main
Main dans la main

Ces prochaines semaines, je serai seule avec mes 2 petites filles. Un moment que j’appréhende en terme d’organisation notamment car je pourrai bien plus difficilement répondre aux besoins de chacune et donner sur le moment ce que chacune veut (tout en gérant la mécanique de la journée à côté). J’espère que ça ira. On en reparlera bien sûr. J’essaie d’avance de m’armer de sérénité et de patience. En gardant à l’esprit combien nous avons la chance d’avoir ces 2 petites filles et que les difficultés ne sont rien face à la douleur d’attendre un enfant qui ne vient pas.

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[Instant MILK] Miroir

On dit que les enfants sont le miroir de l’âme. Et je constate chaque jour à quel point cela est vrai à travers notre petite Oursonne qui grandit et s’affirme.

Elle est elle-même avec ses mimiques et ses expressions mais elle est aussi tellement nous dans certains comportements. A chaque fois c’est une dose de fou rire de découvrir en elle ces gestes que nous connaissons si bien chez nous.

Ainsi, elle parcourt les publicités en ayant pris soin d’humecter son doigt pour mieux tourner les pages. Comme papa  !

Depuis quelques mois la SDB est devenu un lieu miroir également. Prendre de la crème (ou du labello soyons pas contrariants) pour l’étaler sur ses joues. Ou plus récemment prendre plaisir à attraper les uns après les autres les rouges à lèvres de maman pour en découvrir la couleur. Et ce petit plaisir qu’elle a avec ces objets me renvoie tellement fort à ma grand mère. Qui avait un tiroir complet de rouges à lèvres  ! (chez moi il y en a 4 ou 5). J’avais régulièrement le droit de choisir un rouge à lèvres (tâche ardue au vu du nombre de tubes) et ma grand mère me le mettait soigneusement. J’avais une grosse préférence pour un tube brun en particulier. Et ce brun est devenu la couleur de 3/4 de mes rouges à lèvres… L’oursonne semble avoir une préférence pour le rose à paillettes argh… Rassurez vous je ne lui en mets jamais elle est trop petite mais la voir découvrir ça chaque matin c’est penser à ma grand mère chaque matin.

Elle imite à tout bout de champ. Ainsi depuis une quinzaine de jours lorsque nous prenons notre petit déjeuner en tête à tête elle me voit boire l’immonde sachet censé soigner un peu mon transit fainéant. Et depuis le second jour, elle fait la dégoûtée lorsque j’approche le verre à mes lèvres en disant « beuuuaaah ». Et elle imite vachement bien ma tête qui fait la grimace. Alors maintenant je feins de me régaler en le buvant mais le beurk lui est resté et j’y ai toujours droit chaque matin.

De manière générale, je me revois moi petit clone de ma mère en constatant ce nombre de situations où elle est « nous ». C’est à l’âge adulte que je me suis rendue compte que j’avais des gestes à la maison, dans mon quotidien, qui sont vraiment copié collé de ma mère.  On imite toujours les adultes qui nous entourent et me rendre compte de cela en voyant l’Oursonne faire de même c’est dingue ! Ça fait encore fondre le cœur de MILK en moi évidemment. Et ça me fait l’aimer toujours plus fort.

Elle a un petit truc très doux et rigolo qu’elle fait aussi depuis quelque temps. Lorsque nous la tenons dans nos bras et qu’on parle avec un autre adulte à côté, si elle veut se faire entendre ou attirer l’attention, elle nous tire le visage vers elle pour qu’on la regarde et couper ainsi la conversation avec l’autre adulte ! Ça fait très chipie dans l’idée de faire ça, genre « oh on s’occupe de moi d’abord je m’en fiche de vos papotages » mais le geste est si doux, si mignon…

Ce ne sont là que quelques anecdotes, il y en aurait tant d’autres que je ne note pas au fur et à mesure et que j’oublie. Mais ça dénote bien la magie de la vie de parents, ces moments d’émotions, de rires, de découvrir le petit être très indépendant que nous avons mis au monde. Indépendant mais fidèle. Papa et maman sont le centre de sa vie et elle le prouve.

Presque 2 ans qu’elle est parmi nous et mon émerveillement est toujours aussi fort. Parce que chaque jour est unique et différent des précédents. Parce qu’on a la chance de la voir grandir et c’est une vraie chance, j’en ai toujours conscience. Parce qu’il m’arrive souvent de penser à ces femmes qui sont mères dans leur cœur depuis si longtemps et qui sauraient s’émerveiller comme moi de chacun de ces instants mais qui n’ont pas le bonheur de pouvoir le vivre aujourd’hui. Je vous souhaite toutes que demain vous amène un joli miroir dans votre vie. Un qui fera perler la larme au coin de vos yeux pendant de longues années. Un qui vous replongera dans vos jolis souvenirs d’enfance.

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Avril

Le mois d’avril s’achève, ce fut un mois bien chargé chez les Ours. De bonnes choses et puis de moins bonnes, comme va la vie, mais un bilan globalement très positif. Quelque soit la fatigue, le stress, l’envie de trouver moins d’embûches sur ma route, je clos ce mois avec le sourire, la vie est belle.

  • Oursonne chamboulée

Le mois a débuté sur une semaine de crèche pour l’Oursonne, sa tatie étant en vacances et ayant un artisan à la maison pour des travaux, je trouvais ça moyen de rester à la maison dans le bruit des travaux et la poussière. Ca a été un peu dur cette semaine de crèche. Parce que j’ai une petite fille qui grandit bien mais qui a encore besoin de dormir le matin ET l’après midi et que la sieste du matin a été zappée plusieurs fois car « on lui a demandé, elle voulait pas dormir ». Ben à la maison aussi elle dit non, puis elle va au lit quand même et dort ! Résultat, une petite épuisée le soir et donc difficile à gérer. A côté de ça, sans grosse surprise, la petite Oursonne s’est bien adaptée à ce changement de lieu, a été gentille et a surpris les puer par la facilité à laquelle les choses se sont passées. Moi j’ai quand même noté en la récupérant le soir qu’elle jouait dans son coin et n’allait jamais s’installer sur les tapis avec les autres enfants et la puer. Sans doute qu’elle devait pas trouver le sujet de conversation passionnant…

Malgré ça, la semaine a en fait été très écourtée car au lieu de 5 jours en crèche elle n’en a fait que 3 plus 2 à la maison. Malade le mardi et … sortie de nuit blanche le vendredi. Car cette semaine en plus de cumuler garde inhabituelle en crèche et maison en travaux, il y a eu aussi le paramètre papa parti. Ce qui a visiblement très grandement perturbé l’Oursonne. Ce jeudi-là, j’ai eu le droit à ma première nuit blanche depuis sa naissance. A 6 mois de grossesse, ouille ! Elle a super bien dormi jusque 22h puis… crise, pleurs, réveils. Je ne comprenais pas, je ne la voyais pas malade, j’ai essayé plein de choses dont de la prendre dans mon lit avec moi, rien à faire ! Au début j’ai vraiment cru à de la comédie et puis en fin de nuit à 5h, épuisée et déroutée je l’ai amenée aux urgences. Qui m’ont dit qu’elle n’avait rien ! Mais m’ont délivré un justif enfant malade qui m’a permis quand même de rester à la maison avec elle à me reposer. J’étais pas belle à voir ce vendredi là et surtout vraiment psychologiquement mal de pas comprendre.

La demoiselle m’a remis ça plusieurs nuits dans la semaine qui a suivi et j’ai fini par trouver notre solution, y aller, poser les tétines dans le lit (qu’elle balançait dans la pièce !), mettre le petit mobile lumineux musical et m’en aller en la laissant pleurer et s’apaiser. Bien sûr tout ça après avoir beaucoup parlé, expliqué, dialogué que c’était la nuit que j’étais à côté et faisais dodo comme elle. J’ai senti à la fin de la semaine après lui avoir consacré un joli moment dans la soirée que ça lui avait fait beaucoup de bien, et, de fait, les nuits suivantes ont été parfaites. J’ai donc continué à prendre sur mon temps de maman solo pour jouer au mieux le rôle des 2 parents et compenser comme je pouvais l’absence de papa.

Au final je suis satisfaite car je m’en suis sortie mais sur le coup que c’est dur de ne pas savoir, comprendre, pouvoir aider. Ce n’est plus un nouveau né mais il reste toujours des moments durs comme celui-ci. Et quand on est en plein dedans, c’est chaud !

  • Travaux

C’est pour une nouvelle SDB que nous avons signé un joli devis à plein de chiffres sans même avoir tenté de jouer au loto d’abord (nan mais qu’ils sont bêtes ces ours !!). Et les travaux qui devaient durer 3 semaines se sont en fait étalés sur 4 ! Donc 4 semaines à avoir un monsieur à la maison en rentrant le soir, 4 semaines dans la poussière mais aussi et surtout 4 semaines à courir à la maison chaque midi et chaque soir pour voir les avancées. Les 3 premières semaines mouais à part constater un immonde chantier tout pas beau, ça ne faisait pas rêver mais hier soir on s’est arrêtés un gros quart d’heure dans la SDB avec le Barbu à discuter de tout ça zieuter chaque détail avant d’aller nous coucher. Le résultat est juste top, il me tarde de m’y laver. Zou, plus d’excuse pour puer maintenant !!

La prochaine tranche travaux va débuter sans tarder mais sera nettement plus soft puisqu’il s’agit uniquement de la déco et l’ameublement de la chambre du Coloc. Mais j’adore ! Ces projets font la vie et rythment vraiment le quotidien et ses tendances plan plan.

  • Crèche

Il y a 10 jours, en récupérant mon Oursonne chez sa tatie, celle-ci m’annonce (la tatie, l’Oursonne en est pas là niveau langage !) que son mari est muté cet été. Argh. Ce qui veut donc dire que plus de tatie en septembre. Ni pour l’Oursonne, ni pour le Coloc. Les bras m’en sont tombés car certes Tatie a le droit de vivre sa vie mais heu voilà je savais que le challenge trouver illico 2 places pour garder 2 enfants à temps plein serait … chaud bouillant. Et nous venions à peine de gérer déjà le fait qu’elle nous ait annoncé 2 mois d’arrêt de travail à compter de mi mai pour une blessure au ski qui remonte à décembre (les délais d’opération…).

J’ai donc sorti le plan d’attaque le soir même : mail à la crèche, mail au relais ass mat, mail à la CAF pour une demande de RDV. Chose qui ne vous étonnera pas : il s’est passé 10 jours et j’attends toujours une réponse de cette dernière…

Dès le lendemain, réponse de la crèche : Madame la commission se tient demain, il faut vite faire le dossier pour qu’on vous passe en commission. Heu, coup de chaud! Moi j’en étais qu’à l’étape étude de ce qui est le mieux, crèche, nounou, combien ça coûte, comment ça se passe. Au final, je vous la fais courte, on a obtenu 2 places en crèche dès le lendemain. A côté de ça, il n’y avait que 2 assistantes maternelles sur ma ville qui avaient indiqué avoir encore 2 places dispo. J’ai eu un RDV avec l’infirmière de la crèche qui m’a bien rassurée car cette crèche est très tolérante pour prendre les enfants malades ce qui était mon angoisse n’ayant personne qui puisse prendre les enfants sauf nous et notre peu de jours de droit enfants malades. Je serai donc une maman qui va tester la crèche après avoir bien apprécié la garde par une ass mat. Je suis sûre qu’on aura l’occasion d’en reparler sur ce qui est mieux ou pire…

  • Année

J’ai aussi au cours de ce mois d’avril passé le cap d’une année de plus au compteur. Je vis très bien mon âge; c’est le 3ème anniversaire que je fête de cette trentaine et c’est le second que je passe « habitée », à couver une petite vie tant désirée. Et rien qu’avec ça, tu oublies l’âge que tu as (bon en tout cas moi j’oublie !).

Malgré tout, cette journée que j’ai passé solo avec mon Oursonne a amené un gros coup de blues. Pour les messages que j’ai trouvé dans le fond assez faux cul de ceux qui ne sont pas censés l’être… j’ai nommé… ma famille… Parce que oui j’ai eu des messages de leur part mais heu… qui s’était intéressé à ma vie au cours des dernières semaines ? A l’absence du Barbu qui pèse forcément ? A cette galère de garde d’enfants dont j’ai parlé sur FB ? A cette maison en chantier pour la plus belle des causes ? Au Coloc qui va arriver dans cette région loin d’eux ? (prévoient-ils de venir le/la voir, on n’en sait rien !).

Bref je me suis pris ça en pleine face et je vais pas le cacher, ça fait mal. Heureusement j’ai eu le soutien ce jour là de personnes qui se reconnaîtront, elles m’ont permis de digérer mes larmes et je les en remercie. J’ai quand même décidé de faire la vilaine et de faire un peu la morte jusqu’à ce que quelqu’un réagisse. Ça a d’ailleurs commencé pas plus tard qu’hier par une pique bien calculée envers ma sœur, qui est donc venue demander des explications et … qui n’a ni compris ni reconnu ses torts. Elle m’a juste dit qu’elle voulait pas se fâcher. Ben cool, fâche toi pas alors. Mais mon caractère de cochon en reste sur ce qu’il pense…

  • Retrouvailles

Nous avons retrouvé cette semaine le Barbu. Avec grand plaisir pour moi d’en finir (temporairement malheureusement) avec une vie solo qui n’a rien de rigolo. Bon, en digne chieuse, je dois avouer qu’il a fait / pas fait / mal fait tout un tas de trucs en juste quelques heures ensemble qui m’ont bien agacé mais ça va avec la vie de couple…. J’ai râlé et c’est même pas mal passé, il a encaissé et continué de m’aimer (et de le prouver).

Les retrouvailles père / fille ont été très émouvantes à mes yeux. La petite fille heureuse de vivre que j’avais en début de semaine s’est métamorphosée d’un coup en une gamine avec le bien être au plafond, une enfant qui avait retrouvé tout son équilibre et ses repères. C’est pas facile à décrire car il n’y a rien de concret qui prouve ça, mais c’est un ressenti dans son comportement. Et c’est beau à voir ça, tout comme je prends plaisir à admirer la relation père / fille au quotidien dans leurs moments à eux. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai pas vraiment eu de papa ou juste parce que je suis heureuse en tant que maman de « donner » ça à ma fille mais savoir à quel point son papa lui est précieux, important, adoré, vital ben …. ça m’en met les larmes aux yeux à vous le raconter ! Et ce soir de retrouvailles, sans surprise, il lui a fallu 1/2 heure pour se laisser emporter par le sommeil.

En bref voilà, la vie poursuit son cours ici. Malgré les jours plus mous, j’ai eu des éclairs certains soirs qui sont plus nombreux que ces jours de mou à me dire que quand même, la vie est chouette, je suis une maman comblée, une femme enceinte qui n’a pas à se plaindre de son état de baleine, une épouse et amante qui reste profondément amoureuse de son Barbu et aussi, je dois le dire, une collègue qui prend plaisir à aller bosser dans une chouette ambiance (bon si on met de côté untel ou unetelle qui n’ont pas taillé leur poil dans la main).

Mai s’annonce maintenant avec :

  • nos premières petites vacances à 3 (et aussi a priori les dernières). J’ai tellement tanné le Barbu pour qu’on fasse ça que je suis heureuse d’y être parvenue et savoure d’avance
  • Une chambre du Coloc dont j’ai bien clairement le projet en tête et hâte de le voir concrétisé
  • et, message subliminal à qui de droit là haut, le retour de la chaleur et du soleil. (Hein oh, faut pas déc’, on est en pré été là pas en pré automne…)