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Préparer la rentrée

Hier, j’étais gracieusement convoquée par la directrice de l’école maternelle qui va accueillir la Grande Ourse. Oui convoquée parce qu’elle est déchargée de sa classe les lundi donc c’est le seul jour où elle accueille les parents et puis, bien sûr, sur les horaires de classe donc tu poses un congé et puis tu te tais ! Je suis jamais au boulot en ce moment donc disons que je ne suis plus à ça près… Je me suis quand même dépêchée d’accepter le créneau parce que les dossiers d’inscription étaient dispos en mairie à partir du 24/04 (avant si tu veux te soucier de la rentrée de ton gosse c’est TROP TÔT !) et ensuite si tu retires tous les lundi OFF de mai, juin,  il reste plus grand chose !

On parle de l’école avec la Grande Ourse depuis plusieurs mois, le sujet étant énormément associé au port de petites culottes. Elle était donc ravie d’y aller.

On est accueillies par la directrice, la petite cinquantaine je pense, vraie coupe de cheveux de maîtresse. Ou absence de coupe de cheveux si tu préfères, une longueur bien droite, une frange bien sèche bref tu vois, pas moderne, pas stylée.

Echange dans son bureau où je peux poser mes 36 questions. A côté de moi, la Grande Ourse avait envie qu’on se soucie d’elle, elle a donc balancé le nom de sa sœur, très important ça, même la dame qui attend aux caisses derrière nous DOIT savoir ça. Puis, comme la discussion d’adultes ne l’intéressait pas, elle a profité des jouets présents dans le bureau. J’ai essayé de la faire se tenir tranquille, lui ai dit à 2-3 reprises de ne pas faire de bruit, l’ai rouspétée quand elle a voulu jouer avec un ballon. Honnêtement, pour une petite fille qui n’a pas encore 3 ans, elle était sage (bien sûr OK c’est mon jugement de maman). On peut pas lui demander de faire le piquet sur sa chaise non plus… Ceci dit j’ai vraiment trouvé la directrice un peu agacée et assez rigide. Genre, on quitte le bureau il faut remettre les jouets dans le bac alors qu’elle les a trouvés sur le bac quand elle est arrivée… Heu …. hein….

A plusieurs reprises dans l’échange, je faisais le parallèle entre le fonctionnement crèche et école car oui pour moi il y a des similarités. Mais je crois que ça lui a pas plu, elle m’a sorti en réponse plusieurs fois que ce n’était pas le même encadrement (ils sont moins nombreux).

Il y a un truc qui m’a agacée dans cet échange c’est le ressenti que j’ai eu qu’on va coller ton môme dans un moule, qu’il devra faire comme ci, comme ça et pas autrement. Oui OK, la vie en société a besoin de règles mais bordel ces enfants ont 3 ans… En plus du côté rigide de la directrice, je l’ai trouvée absolument pas intéressée par ma fille. Ma merveilleuse et fabuleuse Oursonne quoi bordel ! Je m’attendais à mieux d’un professionnel de l’enfance. Même la doc de SOS Médecins vue il y a 10 jours et la doc remplaçante vue la semaine dernière pour la Petite Ourse (oui je passe ma vie chez le médecin…) se sont toutes deux intéressées à la Petite Ourse, ont pris sur leurs quelques minutes de consultation pour écouter ce qu’elle racontait.

Forcément du coup ma Grande Ourse est pas ressortie de là enthousiaste. Même si elle me disait ce matin qu’elle va aller à l’école encore, la visite lui a fait ni chaud ni froid !

Pour moi ça m’a même plutôt fait froid que chaud. Je pense pas être mère poule, l’entrée à l’école ne m’angoisse pas mais c’est un cap à passer pour l’enfant et je m’en soucie pour que cela se passe en douceur et au mieux pour la Grande Ourse car c’est un changement de vie majeur. Là j’ai été plutôt déçue par les lieux vieillots, la salle de classe où il faut slalomer entre les meubles, où tout est chargé, il n’y a presque pas d’espace pour respirer. Les sanitaires sont à l’ancienne avec les drôles de fontaines à eau ronde. Et le PQ marronnasse rêche à l’ancienne aussi. Bordel depuis 30 ans on a toujours autant le droit de se râper le c*l ?!?! Je n’ai même pas vu voir les dortoirs car il y avait encore des enfants (fin de sieste à 15h et il était 15h30… mais on ne réveille pas ceux qui ne sont pas réveillés).

Il y a 5 classes avec là encore une grosse incompréhension :

  • une classe tous petits / petits où il y a les enfants de 2015 donc qui rentrent « tôt » à l’école et des 2014 plutôt de fin d’année
  • 2 classes petits /moyens
  • 2 classes moyens / grands

La Grande Ourse étant de juillet elle est entre 2, pas vraiment de fin d’année mais pas dans les vieux 3 ans non plus. J’ai dit que je ne la voulais pas avec les tous petits car elle est en crèche avec des plus grands. Normalement elle a peu de chance d’y tomber mais … on me garantira rien quoi !

Je trouve le concept des classes double niveau assez naze mais comprenez avec les effectifs ils peuvent pas faire une classe de 20 et une de 30 donc on mixte les niveaux et les enfants. Et ils répartissent les moyens en fonction du niveau de bavardage pour garder un minimum de calme. Sachant que, à ce jour, ils n’ont AUCUNE connaissance du nombre d’enfants qui seront inscrits genre elle peut pas dire, j’ai 27 enfants qui font leur première rentrée en maternelle. Notre commune a 2 écoles maternelles et les enfants sont répartis en fonction du lieu d’habitation mais il y a aussi une zone de la ville qui est zone tampon et où les enfants peuvent aller dans l’une ou l’autre des écoles en fonction de la répartition globale. Bref hyper simple ! Donc fin juin début juillet, ils font un pré listing des classes. Fin août, ils le refont car, soit disant, ça bouge beaucoup pendant l’été (style ?!) et la constitution des classes sera affichée le vendredi avant la rentrée.

Si la Grande Ourse va bien dans une classe petits/moyens, sa maîtresse sera soit la directrice elle même (cooool) soit une autre. Bien sûr, il faut habiller l’enfant « facile à faire tout seul » donc exit lacets, ceintures. Bien sûr s’il est malade il dégage rentre à la maison. Elle te parle alors des personnes qui peuvent venir le chercher; « les grands parents ». Ben non, on a pas de grands parents à côté nous et puis quand bien même malheureusement ce ne sont pas des vieux croûtons et ils bossent encore ! Pourquoi ça parait encore tellement ancré dans les habitudes en 2017 que l’enfant malade aille chez les grands parents ?! Et chers parents qui avez déjà des enfants scolarisés, comment faites-vous ??? Moi quand j’ai dit ça au Barbu, il a dit « on est pas dans la merde ». Oui ça résume tout !

Bref, on prépare la rentrée. Et c’est un vrai plaisir…

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Le seul parent 

Mes 2 Ourses passent toutes leurs journées en crèche (hors WE évidemment). Elles y passent donc une majeure partie de leur vie. Et y prennent de nombreux repas.

La Grande Ourse a commencé la crèche a 21 mois donc le début de la diversification elle l’a vécu avec sa nounou. Pour la Petite Ourse qui a eu 5 mois mi décembre, j’ai profité des vacances de Noël a à la maison pour entamer la diversification, c’était l’idéal car commencer sur un WE c’est un peu short. En 10 jours néanmoins, elle n’avait alors pas encore goûté de nombreux légumes (4 ou 5 seulement je crois dans la mesure où  elle a fait sa première bronchiolite la même semaine).

La crèche ne peut donner que des aliments qui ont déjà été goûtés à la maison donc c’est à nous, qui ne donnons que 2 repas par semaine, de faire le boulot. C’est normal mais pas très facile car du coup ça prend du temps, WE après WE, de tout intégrer. Il y a eu, à cette occasion, des moments WTF puis des moments pfff quand il a fallu faire goûter des légumes qui ne sont JAMAIS au menu à la maison : navet, poireau (je déteste ça), betterave (le seul truc que mon père aime pas donc on en mangeait pas). Si l’enfant n’avait pas goûté le légume au menu du jour, il avait carotte. Parfois autre chose, mais dans 80% des cas carottes, il valait donc mieux s’organiser un peu si on voulait pas que ce soit carotte 4 jours sur 5. C’était il y a quelques mois donc c’est pas l’objet essentiel de mon article aujourd’hui.

La semaine dernière la chef de classe des bébés m’a donné un post-it avec les nouveaux fruits de saison : raisin, rhubarbe, mangue, framboise, cannelle, fraise, pruneau, orange, myrtille, mirabelle. Gros programme ! Heureusement il y en a dont j’ai pu de suite lui dire qu’ils avaient déjà été intégrés. Pour le reste, j’ai tiqué essentiellement sur rhubarbe, cannelle et raisin. Il faut savoir que je refuse de faire des compotes pour les fruits, ça m’intéresse pas, je trouve pas ça rentable. Bref, peut importe, moi les compotes je les achète. Donc les fruits de la crèche si je les trouve pas dans l’industriel ben je peux pas les faire goûter. On a entamé la semaine dernière donc le nouveau programme et avons barré sans souci mirabelles et myrtilles.

J’en ai reparlé dans la semaine avec l’équipe quand j’ai appris qu’à présent, une fois le stock de compotes « de dépannage » fini, si l’enfant n’a pas goûté le fruit concerné, pas de compote ! Heu, pardon ? J’ai été claire et honnête, le midi je m’en fous, l’enfant a sa purée, son yaourt si on retire la compote pas de problème. Mais au goûter, il a donc juste un yaourt… Et il aura pas double portion, il me l’ont confirmé. C’est donc trop peu ! Mercredi soir, je demande à la chef de groupe si je peux fournir une compote pour ma Petite Ourse le temps de cocher les fruits de la liste (il en reste encore 5 donc pas possible de les faire en un WE). Ça aurait permis que la Petite Ourse ait une compote de dépannage le jour où le fruit pas encore goûté tombe. La fille s’est renseignée et m’a dit le lendemain que non, ma solution était refusée. Ça m’a agacée car OK je comprends qu’ils aient des règles mais là on se retrouve dans une impasse sans solution. Je lui ai donc dit cash que ben, si c’était comme ça, on allait mentir et dire que oui elle a goûté tous les fruits comme ça plus de problème. Et dans le fond franchement, ça me gêne absolument pas que des aliments soient découverts pour la première fois à la crèche.

La discussion a été conclue en me disant qu’elle ne pouvait rien de plus mais que j’avais la possibilité d’en parler avec la directrice. Je lui ai dit que ça n’allait rien changer d’en parler avec la directrice mais il se trouve qu’elle était dans le couloir quand je suis partie et que j’en ai donc profité pour aborder le sujet. La directrice est juste adorable et j’avais déjà eu de nombreux échanges très sympas avec elle donc j’hésite pas, elle est ouverte et cool.

J’ai bien fait d’en parler avec elle car j’ai appris des choses en plus. J’ai exposé de nouveau la problématique pour nous et le recours au mensonge qui sera obligatoire si pas d’autre option… Elle n’a pas été choquée par ça mais m’a dit que c’était la première année qu’ils avaient des soucis de menus avec les bébés. Et m’a confié que la Petite Ourse était le seul bébé concerné. Heu whaaaat ? La Petite Ourse de 9 mois qui est donc dans l’âge moyen du groupe est la seule qui n’a pas goûté la tripotée de nouveaux fruits qui sont sortis 10 jours plus tôt ? T’y crois toi ? Moi non ! Et je lui ai dit que les autres parents devaient donc être de sacrés menteurs… ce qui lui semblait d’ailleurs fortement possible.

Je suis donc LE SEUL parent à être honnête sur les aliments donnés à la maison ? LE SEUL parent qui joue le jeu des aliments proposés par le fournisseur de repas de la crèche ? Alors là je m’en suis encore pas remise. Car clairement, je suis pas la mère parfaite. La preuve je donne des compotes industrielles. Et ça me semblait évident que parmi les autres parents il y aurait bien une ou 2 maman control freak (j’ai rien contre hein chacun sa vie). D’autant que jusque là, aucun parent n’avait d’intérêt à mentir dans la mesure où on savait qu’il y avait petit pot avec un autre légume ou fruit en fonction de l’enfant.

En prime, cet échange avec la directrice a mis en évidence la solution dont la chef de section me parlait pas aka, lors de la commande des menus pour la semaine qui suit, si ma Petite Ourse n’a pas goûté tel fruit, on lui commandera pas la portion mais une compote pommes à la place (jusque là en fait ils commandaient des portions du menu pour tout le groupe + des petits pots par période ce qui était ruineux). Mais voilà ! C’était pas si compliqué en fait. Il fallait juste gratter jusqu’au bout pour avoir toutes les infos. Avec risque de se faire mal voir par la totalité des interlocuteurs, tant pis hein.

Bref, maintenant tu peux m’appeler la mère parfaite. Ou mère Pinocchio car je vais quand même mentir un peu sur la liste… Le raisin par exemple tu me dis comment on le prépare dans une compote sans se retrouver avec des bouts de peau croquants, pas mangeables ? Mais applaudis moi quand même, j’ai trouvé une compote à la rhubarbe et l’ai mise dans mon chariot drive (je hais la rhubarbe)(ce qu’il faut pas faire pour être parfaite).

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La petite date et non la grande

Il y a 36 ans, alors que je n’étais même pas encore née, ma mère perdait son premier petit garçon, ce grand frère que je n’ai jamais connu. Mort subite du nourrisson. MSN, ces mots que l’on connait tous et dont je n’ose imaginer ce que cela représente de les vivre. Je ne peux pas mesurer ce que ma mère a vécu. Même si je suis maman aujourd’hui, même si perdre mon enfant serait ma pire hantise, je ne peux l’imaginer.

C’était il y a 36 ans. Jour pour jour.

Et donc… depuis… nous entendons tant parler du 8 mars dans les médias. Comment y échapper ? On est tellement parasités par tout ça, où qu’on aille… Je ne juge pas le combat, je ne juge pas le choix de date même s’il est malheureux dans notre cas. Je juge bien sûr la communication faite là dessus (ce qui est délicat, ce qui est maladroit, on va pas rentrer dans les détails).

Bref, chaque année, je ne cautionne pas cette date. Par empathie pour la souffrance de ma mère. Parce qu’elle n’a pas besoin de cette journée des droits de la femme pour se souvenir encore, année après année, de la perte de son premier bébé.

Et aujourd’hui j’ai envie de vous dire, à vous toutes qui me lirez ici combien j’espère que ce 8 mars soit autre chose pour vous. Une petite date dans votre vie anonyme et non la grande que nous rabâche les médias.

Le souvenir de votre premier baiser ?

La signature de l’achat de votre maison ?

L’anniversaire de votre grande sœur ?

Un jour de congé passé au soleil ?

Une date clé de votre parcours PMA, celle dont vous vous souviendrez comme d’un aboutissement ?

Une bonne nouvelle professionnelle ?

Une soirée mémorable entre ami(e)s ?

Un moment de détente bienvenu après ce pénible hiver ?

La découverte d’une bonne adresse près de chez vous ?

Je ne sais pas ce que vous vivrez les unes et les autres aujourd’hui mais je vous souhaite ce petit quelque chose qui rende votre journée belle, racontez-le moi ici en commentaire. Cette journée peut être aussi autre chose que le rabâchage médiatique qui tourne autour.

Pour ma part, c’est une journée pluvieuse de mars, un ciel gris mais ce soir je serrerai très fort mes filles contre mon cœur, leur redirai encore et encore combien je les aime. Après une grosse frayeur hier, je vais les retrouver ce soir avec émotion. Et j’embrasserai également passionnément l’homme qui partage ma vie et que je remercie d’être là, présent, soutenant. Mon pilier dans les épreuves, celui sans qui je ne ferai rien.

Que votre journée soit douce.

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Mère active

Hier soir en rentrant du boulot m’est venue cette idée d’article. Je rentrais chercher mes Oursonnes à la crèche avec le sourire. Le sourire de la satisfaction d’une journée active au boulot et en sachant que j’allais retrouver les 2 extensions de moi même que j’abandonne indignement chaque matin à la crèche.

Vous savez quoi ? Je kiffe la crèche, je kiffe cette organisation de notre vie qui m’offre 5 jours sans vraiment m’occuper de mes filles (quoi que matin et soir sont certains jours amplement suffisants). Je ne pourrai pas être une mère au foyer, avoir 2 Oursonnes accrochées sous le coude 24h/24, oui bon soyons honnêtes elles dorment bien donc en réalité seulement 12-13h /24.

En ce moment, j’ai la chance de bénéficier d’un mi temps au travail pour raisons médicales qui me permet une organisation des semaines très plaisantes. Je travaille 2 jours en semaine paire et 2,5 jours en semaine impaire. Je vais à mes RDV médicaux les jours non travaillés et je profite également de ces mêmes jours pour me reposer, lire, bloguer, faire du shopping etc. Bref c’est la belle vie et je n’envisage pas de réduire les temps de garde en crèche pour autant (même si le 1/2 salaire que me coûte la crèche pourrait faire réfléchir).

Tout ça pour dire qu’en fait, j’ai vraiment besoin de cet épanouissement personnel via le travail d’une part et mes loisirs (rares loisirs quand même) pour me sentir bien. Attention, aucun jugement ici sur les choix que chaque femme fait. Il y a des mères qui aiment être à la maison avec leurs enfants. Moi pas. J’aime mes filles mais mon équilibre a besoin du travail.

Le travail justement est très gratifiant en ce moment. Lorsque je suis revenue mi novembre, mon chef savait que ce serait à mi temps. C’est pas pratique pour l’organisation car il faut un suivi de mes dossiers quand je ne suis pas là (suivi qui aurait fait râler les 3/4 des collègues)(oui l’entraide ce mot magique). Du coup il a fait simple et m’a retirée de l’activité aka gestion des dossiers plan plan, quotidien, répétition pour me confier une mission. Mission d’importance car exigée par un audit (et dont la date limite est dépassée chut). Mission conséquente : mettre à jour toutes nos procédures et surtout uniformiser les choses pour que les 2 services de l’entreprise fonctionnent pareil (on fait la même activité mais sur des produits commercialisés différemment en quelque sorte). Il m’a donc confié (imposé?) cette mission en me disant « tu es carrée sur ça », petit compliment au passage très agréable pour les chevilles. C’est un gros chantier car plus tu creuses plus tu te rends compte que tiens dans les procédures qu’on utilisait jusque là il n’y a rien (pas de procédure pour comment faire tel truc, des écrans obsolètes, des choses absolument pas claires, des fautes d’orthographe à tout va etc).

Du coup je passe mes journées à rechercher des infos, à mettre à jour de beaux fichiers (mon côté maniaque est ravi), je vais de réunion en réunion pour poser mes questions à M. Juridique (qui n’a strictement pas le temps et me répondra dans 6mois), Chef, GrandChef, Collègue du service à côté. Bref, je kiffe, c’est gratifiant, je prends des initiatives, j’apprends des choses. Et pis bien sûr quand j’aurais fini ce superbe travail et qu’on pourra tous bosser sur des bases solides, j’irai demander quelques sousous qu’ils auront bien du mal à refuser.

Bref j’étais là hier soir dans ma voiture à dire merci le travail, je t’aime et ça me fait du bien, vraiment ! Tout comme je prends un immense plaisir à pouvoir m’absorber dans un livre et le partager ensuite sur La Liseuse Hyperfertile (c’est jamais sans pub ici). Tout comme je kiffe aussi les travaux en cours dans la maison et l’imagination qui court sans répit sur les petites décos que je vais pouvoir installer quand ce sera fini.

Bref, mon équilibre est là. Mardi matin je pétais un câble sur la petite heure du matin à gérer mes Oursonnes (certains jours ma Grande Ourse est vraiment, vraiment usante avant de redevenir si rigolote et à me faire pleurer de rire) et hier soir je me dis que ces moments où ma vie est autre que celle de maman sont MON équilibre, mon besoin, ma nécessité, ma bulle. Bref, peut importe le mot, l’idée est là.

Merci le travail, merci les livres.

Et toi, que tu aies tes enfants avec toi ou non, c’est quoi ta bouée ?

Publié dans Les autres, Moi

1,2,3… pouffiasse

C’est avec un article choc que je vous accueille sur la nouvelle facette de mon blog. On est toujours au même endroit avec les vieux écrits de ces 3 dernières années mais j’ai refait un peu la déco (ça reste à finaliser) et pensé à ce que j’allais devenir.

Je me suis pas cassé la tête, ici ce sera les Ourses et Moi. Nombrilisme à gogo, je me garde le droit de parler soit des merveilles que j’ai engendrées (si, si !) soit de mes chevilles qui enflent de jour en jour.

Aujourd’hui, pour fêter le renouveau, je me lance dans un article à double casquette : anecdote et défi ! Aka, des anecdotes sur moi ci-dessous (ça vient, ça vient!) et un défi pour vous !

Bref, voilà, on est en octobre c’est octobre rose, vous en avez toutes entendu parler. Moi je suis pas féministe, le jour de la courgette, la semaine de la mode, le mois sans tabac, je m’en moque ! Que chacune se lance les défis qu’elle veut, le jour qu’elle veut et adhère ou non à la cause qui lui chante. Free life quoi !

Je saurai pas trop te dire comment mon cerveau en est venu là mais mes pensées ont dérivé de ce terme d’octobre rose à ce terme si châtié qui figure quand même dans le dictionnaire « pouffiasse ». Et j’ai eu envie de te raconter la part de pouffiasse qui vit en moi à travers 3 anecdotes. J’assume et suis parfois même plutôt fière d’être une sale nana, qui ait un sale caractère et qui se laisse pas marcher sur les pieds.

Le terme pouffiasse c’est pour faire effet choc hein, le prenez pas mal, je ne tiens à traiter personne de pouffiasse juste à assumer ma part de « sale gosse ».

Le défi ‘1,2,3, pouffiasse’ est donc simple  :

– raconter 3 anecdotes de sa vie où l’on a été une sale gosse, dans la répartie ou dans l’action

– taguer 3 copiblogueuses pour en faire de même à leur tour

 

Bon, assez tourné autour du pot, je vous dévoile donc 3 moments vécus qui font de moi une horrible personne !

  • J’étais en CE1 ou CE2 je ne sais plus; cette anecdote je ne m’en souviens même pas mais ma mère l’a souvent racontée pour illustrer mon caractère si … particulier… Lors du premier entretien avec mon instit, ma mère s’est sentie obligée de s’expliquer sur le ressenti que j’avais face à elle. En effet, je l’avais complètement prise en grippe et ma mère voulait vraiment expliquer pourquoi afin que la maîtresse sache ce qui coinçait dans notre relation. Son crime ? Avoir fait une faute d’orthographe au tableau le jour de la rentrée des classes ! Oui j’avais donc à peine 10 ans et détestait la maîtresse pour ça. Mais on est d’accord, une instit ne fait pas de fautes hein ?!
  • Un jour, en courses avec le Barbu, je me met en attente à la caisse. Le Barbu repart chercher un dernier article. Je regardais sur la droite et puis, en regardant de nouveau vers la caissière, je vois une vieille dame à ma gauche. Pas tout à fait devant moi dans la queue mais pas derrière non plus et je n’avais pas fait gaffe à elle. Venait-elle d’arriver, était-elle déjà là avant moi ? Comme je regardais de l’autre côte je la soupçonnais de s’être mise là tranquillement (les vieux ces fourbes !) mais bon pas sûre de moi sur le coup je dis rien. Le Barbu revient et me voit interrogative en train de regarder la dame. Il sort alors sa grosse voix et demande ce qui se passe. La vieille se tourne et prend peur, grosse voix + poil partout tu comprends, ça a du bon de choisir un tel mari !! Et moi je lui dis donc l’air de rien que la dame essayait de doubler…
  • Un jour mes parents avaient organisé un grand repas avec plein de monde à la maison. Il y avait un de leur couples d’amis récents que je ne connaissais pas encore. Nous étions dans le jardin, certaines personnes déjà arrivées dont mes frères et soeur. Arrive ce couple. J’étais avec une autre copine de la famille. La nana nous salue puis s’adresse à cette copine en disant bien haut et fort « c’est qui elle? ». Et j’ai beau être dure d’oreille, je l’ai parfaitement entendu ! Discrétion top niveau…. Je lui réponds donc très calmement « MadameOurse, la fille de X et Y ». Aka la fille de la maison quoi… Son mari n’avait pas su non plus qui j’étais mais avait eu l’intelligence de me saluer poliment et poser la question ensuite à part à quelqu’un. Je manque souvent de réparties dans des circonstances comme celle là mais cette nana vu ce qu’il s’est passé ensuite, je suis contente de l’avoir mouchée (et détestée) dès le début ! C’est le genre de personne très grande gueule sans gêne, mal élevée (qui éduque mal son gosse aussi du coup bonjour le chieur) bref je sais pas comment ces gens ont été appréciés dans l’entourage de ma famille. Cette conne a été invitée aux mariages de ma sœur puis de mon frère (pas au mien !) et a eu le culot de changer le plan de table agence par ma BS pour se mettre à un endroit qui lui plaisait… Et il y a eu un gros souci car les gens qu’elle a ainsi déplacés avaient repéré leur place et ont donc demandé où leurs portes noms étaient passés ensuite… Et ma BS trop gentille n’a pas remis à leur place prévue le couple en disant que ça se faisait pas de faire ça… Bref, des c*ns ce couple et je ne suis pas étonnée que mes parents ne les voient plus maintenant… J’ai souvent des réactions très et trop fortes sur certaines premières rencontres avec des gens mais là sur le coup je me suis pas trompée, elle s’est toujours faite toute petite face à moi suite à cette prise de contact si plaisante…

Si mes copinautes veulent donc s’atteler au défi que je viens de vous lancer, je tague :

  • Marie and PMA pour découvrir celle qui se cache sous cette blogueuse que j’imagine douce et gentille
  • Tittounett parce que j’adore son caractère et son franc parler et qu’elle devrait bien me faire rire sur le thème des pouffiasses (et au fond c’est là qu’on découvre qu’elle n’en est pas une !)
  • Simone attend parce qu’elle raconte si bien que je suis toujours ravie de lire la moindre anecdote de sa vie

Et comme c’est moi qui crée le défi, je me réserve le droit d’un double tag et ajoute 3 autres MILKopinautes :