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[TAG] Ma vie de maman

Déjà de retour ! Si « vite » !! Pour cela je remercie Nanou de m’avoir taguée. Je suis donc obligée de faire un article 100% ma vie de maman. Zappez si le sujet ne vous branche pas bien sûr !

1-Présente toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants ? Quels sont leurs prénoms ? Quel âge ont-ils ?

J’ai deux Oursonnes dans mon ciel étoilé : la Grande Ourse qui a 3 ans et la Petite Ourse qui a 15 mois. Quant à moi je suis une vieille Ourse qui se balade dans la bonne partie de la trentaine pour le moment…

2-Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Moi je me suis toujours imaginée avec un garçon. Remarque bien comme c’est loupé ! Pour ma 1ère grossesse nous avions fait dévoiler le mystère au 4ème mois, je ne sentais pas encore le Petit Habitant bouger donc aucune idée de son sexe. Pour la 2ème grossesse, on a joué les mystérieux et le sexe a été révélé le jour de la naissance, je n’avais aucune idée de ce que ça allait être mais toujours cette forte envie d’un garçon. Loupé, loupé ! Et aucun regret.

3-Maman au foyer ou maman au travail?

Au travail ! Pour la tranquillité d’esprit, pour ma vie sociale, pour mes neurones.

4-As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais ?

Non rien du tout, je ne suis pas fétichiste.

5-As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Il n’y a rien qui me vient. Mais je suis un mammifère donc oui forcément je réagis avec mes tripes. Ça arrive 10 fois par semaine, au moins, le geste instinctif pour protéger, sécuriser son enfant.

6- Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse ?

Oups…. Oui… dans la panière de ma SDB avec les limes à ongles et les brosses à cheveux.

7- As-tu du mal à te séparer des affaires de tes enfants ?

Non. Je commence d’ailleurs à vendre les habits de bébé et … ça me fera de la place ! J’aurais bien plus de mal à me débarrasser de mes livres (et c’est heureusement pas prévu !).

8- Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait ?

Sur le thème puériculture il y en avait un mais on a passé le pas : le réveil d’apprentissage pour la Grande Ourse. Car non, on ne sort pas de son lit avant 7h !!!!!!!!! Et tout compte fait le WE 7h30 c’est encore mieux.

9- On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagi différemment pour ton deuxième enfant ?

Je n’ai presque rien acheté d’occasion. On a la chance de pouvoir s’en sortir donc j’ai pas trop creusé en ce sens. Juste le siège auto de la Petite Ourse pour la seconde voiture est d’occase. Elle y monte au mieux 1 jour par semaine pour un trajet hyper court alors le neuf on avait du mal.

10- Un fait marquant depuis la naissance de tes enfants à nous raconter ? Qu’il soit heureux ou un peu moins …

Ce qui est marquant c’est de devenir une maman. Vraiment ça nous change profondément. Et ça nous force aussi à aller de l’avant dans la vie, à prendre des initiatives qu’on n’aurait pas eues avant. On a des ressources en nous et je trouve que le fait de devenir maman nous révèle une force intérieure qu’on n’imaginait peut être pas. Ça fait très MILK power ce que je dis mais oui, au fond de moi, cette nouvelle facette de ma vie m’a changée.

Après bien sûr, il y a aussi le côté obscur de la force qui va avec : comment un enfant est un crampon dépendant à toi, comment tu n’as plus de temps pour toi, comment tes nuits sont hachées etc… Mais la mère qui est née en moi, c’est un acquis, impossible de perdre cette nouvelle personnalité.

11- As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman ?

Oui. Je crois que c’est pas vagues. Au delà des enfants à gérer, il y a le poids du quotidien. Et dans mon cas, le poids s’alourdit de par le mari et son métier d’itinérant. C’était un peu l’objet de mon précédent article alors je vais pas redévelopper.

Ceci dit, je n’ai jamais eu de pause, de coupure depuis que mes filles sont nées. Et autant, en ayant un seul enfant ça allait, autant à présent et avec le temps qui passe, j’en ressens de plus en plus le besoin. J’espère que cela pourra se mettre en place avant le prochain craquage !

12 – Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir ? Ton avis a-t-il changé depuis ?

J’ai toujours voulu un multiple d’enfant pour ne pas avoir un enfant solo. Pour lui. Pour qu’il connaisse la joie de grandir avec frère ou sœur. Alors ma seconde grossesse m’a exaucée sur ce point et la complicité entre les 2 Ourses est une belle récompense. L’impression d’avoir réussi une fratrie. Je n’étais pas réellement fixée ensuite sur le 2 ou  3 enfants. Je me disais pourquoi pas 3 ! Aujourd’hui, je signerai sans problème pour une 3ème grossesse tant j’ai aimé vivre la grossesse. Par contre, je ne me vois pas avec 3 enfants. Y a donc comme un dilemme.

Je tague à mon tour MarieAnd, qu’on ne voit plus beaucoup non plus ces temps-ci.

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Dépoussiérage

Trop longtemps je sais que je ne suis pas passée donner des nouvelles ici. Le temps court, file et s’échappe. Alors petit topo de rattrapage :

  • La Petite Ourse

Elle va avoir 15 mois dans quelques jours. Elle a bien changé et commence à faire petite fille, on a sorti les élastiques pour lui faire des mini palmiers bien moches sur le dessus de la tête. Comme elle aime bien et ne retire pas l’élastique, on en abuse. Son caractère commence à grandement s’affirmer et … ça promet ! C’est pas le genre qui va se laisser marcher sur les pieds, elle est déjà très chipie avec les autres : sa sœur aussi bien que les enfants de la crèche. Elle a commencé sans tarder à faire ses premières crises de frustration aussi, affirmation du caractère toussa, c’est net ! Elle ne marche pas encore… Enfin, elle sait faire, on attend que le déclic psychologique se fasse. J’ai l’impression que ça ne va pas tarder. Elle mange bien (plus que bien même c’est une vraie ogresse qui n’en a jamais assez), dort bien, là dessus nous sommes chanceux. Elle va subir le mois prochain une opération : végétations et drains pour traiter son otite séreuse qui dure depuis juin. Comme cela perturbe son audition et qu’elle ne parle toujours pas (enfin pas d’inquiétude c’est le même rythme que sa sœur), on ne traîne pas et on la soulage pour qu’elle soit vite mieux.

  • La Grande Ourse

Elle a commencé l’école il y a quelques semaines. Ça se passe bien ! Elle est ravie d’y aller, a 2 maîtresses, plein de petites copines, fait de chouettes activités et on note déjà les progrès (compter, colorier notamment). Ça n’a pas été compliqué pour nous d’intégrer l’école dans nos vies et tant mieux. A côté de ça c’est une petite fille pleine de vie, qui se lève (trop) tôt. Elle parle très bien (du moins selon mon appréciation personnelle de maman). Elle est autonome quand elle en a envie…. Et il y a de très très gros progrès à faire sur l’obéissance et les caprices. Je désespère d’autant que je n’ai pas un coparent qui partage mon point de vue et qui laisse couler sur plein de choses pour lesquelles j’attends la fermeté (et va bien sûr réagir hyper fort et méchamment sur des choses où j’aurais mis la manière douce…). J’espère vraiment que cela va s’atténuer rapidement car je suis très vite à bout, c’est usant et je ne sais plus comment m’y prendre pour que ça change. Mais bien sûr, mettez cette Grande Ourse en société et vous aurez une image de la môme parfaite, qui fait des bisous aux gens, qui fait sa timide, qui est sage, toussa, toussa. Donc le sale parent que je suis ne vous raconte que des bobards sur la face cachée de son comportement bien sûr !

  • Leur complicité

Leur complicité grandit de jour en jour. Depuis hier, la Grande couvre la Petite de bisous dès le réveil et celle-ci est ravie d’accueillir les bisous. Elle répond par un bonjour de sa petite main potelée qui est trop craquant. Je suis toujours aussi émue de voir leur relation évoluer. Elles s’aiment c’est certain. Et côté face on a aussi les chamailleries qui arrivent. Et l’impression de passer son temps à faire la police. Je crois que malheureusement les 2 vont ensemble et qu’il n’y a rien à faire.

  • Mon rythme et moi

Depuis un an, après mon congé maternité, j’ai enchaîné sur un arrêt de travail à mi temps thérapeutique. Ce qui veut dire que j’étais présente à 50% du temps au bureau et à 50% à la maison payée par la sécurité sociale. Ce temps était dédié à la rééducation nécessaire depuis mon opération d’octobre 2016. La rééducation n’est pas finie mais je vais commencer à retourner plus au travail. 3 jours par semaine pour finir ce mois d’octobre et, dès début novembre, à 80% en congé parental. Je conserve alors ce 20% de temps pour être auprès de la Grande Ourse les mercredi et poursuivre ma rééducation.

Mon ressenti là dessus est partagé : contente de bosser plus car franchement à 50% c’est coolos et on se sent un peu comme un stagiaire inutile et jamais là. Et en même temps j’appréhende le moins de temps pour moi. Réaction de pure mère indigne, car ce 50% m’a permis de passer plein de temps peinard à la maison (comme en ce moment sur mon ordi) et m’a dégagé aussi énormément de temps pour lire et me consacrer au développement de mon bloguinet lecture d’amour. Oui je le kiffe mon blog et il m’apporte vraiment beaucoup.

Ma reprise va également nécessiter une redéfinition de mes fonctions par mon employeur et j’ai hâte de savoir à quelle sauce je vais être mangée. Mon 50% a été l’occasion pour eux de me dédier à des activités importantes mais non urgentes que j’ai géré haut la main (évidemment!). Aujourd’hui, mon chef n’a pas vraiment besoin de moi sur l’activité normale du service parce que nous sommes nombreux et que l’activité est modérée (mon job est lié à une activité de nature très fluctuante)(mais qui marche bien quand même). L’une des missions que je mène était à la base gérée par les responsables de service et ça leur convient très bien d’avoir descendu ça à mon niveau. Sauf que c’est impossible de mener de front activité tradi du service plus cette mission (qui ne nécessite pas un temps plein non plus). Par ailleurs cette mission concerne mon département et est donc hiérarchiquement à rattacher un rang plus haut. Il n’est donc pas possible de considérer qu’une personne de mon service fasse ces missions sans changement d’organisation du poste. Mais bon tout ça est bien compliqué entre ce que voudraient mes N+1 et N+2 et ce que les RH vont accepter de faire ou non (et le temps que ça va prendre). Bref, je rêve qu’on me propose un poste sur mesure mais ce n’est qu’un doux rêve complètement utopiste…

  • Les parents / le couple

Je vais aller moins en détail sur ce point car c’est la partie moins rose de l’article. Entre charge mentale, organisation de la vie de famille, Barbu avec métier d’itinérant, toussa toussa, je me sens un peu à bout et pas satisfaite de ce que j’ai. Les tensions sont là mais le Barbu est très autruche, la communication ne fait pas partie du dictionnaire et …. voilà quoi ! J’ai besoin de changement, de recadrage, d’une vie qui me convienne mieux. Mais mes désirs ne sont pas ceux de la famille. Et ce sujet est bien difficile à faire évoluer.

Alors, je rêve au moins d’une pause. De mère indigne évidemment. Partir en WE avec une / des copine(s). Sans môme ! Peut être que ce serait l’électrochoc qui permettrait à certaines choses de bouger ensuite (quoi que j’en doute franchement). Ce temps pour moi, je ne l’ai jamais eu. Et ma Grande Ourse a 3 ans. Aujourd’hui c’est un vrai besoin. Je crois que je vais me faire violence, trouver la copine qui me suivra dans ce projet et imposer ce temps dans notre agenda.

  • La vie, les projets

J’ai toujours plein d’idées en tête. On va vers Noël, je suis en cogitage pour les listes de cadeaux. J’ai Pinteresté plein de choses pour faire des créas décos avec la Grande Ourse et j’ai hâte d’avoir le temps de m’y consacrer car ça va être vraiment sympa. On doit normalement passer Noël chez mes parents ce qui veut dire la présence de mes frères et sœur et les 3 cousins et 2 cousines des Ourses : ça va être méga génial, on va chialer d’émotion toutes autant qu’on sera (les hommes ne pleurent pas).

J’ai aussi envie d’avancer sur les travaux de la maison. Prochaine phase : le sol du RDC, abattage du bloc cheminée qui ne nous sert à rien et qui sera remplacé par la bibliothèque de mes rêves. Ça urge, ma bibliothèque déborde, je suis obligée de prêter mes livres aux copines pour avoir de la place (mais elles me les ramènent bien trop vite).

 

Bref, à quant les journées de 48 heures ?

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Préparer la rentrée

Hier, j’étais gracieusement convoquée par la directrice de l’école maternelle qui va accueillir la Grande Ourse. Oui convoquée parce qu’elle est déchargée de sa classe les lundi donc c’est le seul jour où elle accueille les parents et puis, bien sûr, sur les horaires de classe donc tu poses un congé et puis tu te tais ! Je suis jamais au boulot en ce moment donc disons que je ne suis plus à ça près… Je me suis quand même dépêchée d’accepter le créneau parce que les dossiers d’inscription étaient dispos en mairie à partir du 24/04 (avant si tu veux te soucier de la rentrée de ton gosse c’est TROP TÔT !) et ensuite si tu retires tous les lundi OFF de mai, juin,  il reste plus grand chose !

On parle de l’école avec la Grande Ourse depuis plusieurs mois, le sujet étant énormément associé au port de petites culottes. Elle était donc ravie d’y aller.

On est accueillies par la directrice, la petite cinquantaine je pense, vraie coupe de cheveux de maîtresse. Ou absence de coupe de cheveux si tu préfères, une longueur bien droite, une frange bien sèche bref tu vois, pas moderne, pas stylée.

Echange dans son bureau où je peux poser mes 36 questions. A côté de moi, la Grande Ourse avait envie qu’on se soucie d’elle, elle a donc balancé le nom de sa sœur, très important ça, même la dame qui attend aux caisses derrière nous DOIT savoir ça. Puis, comme la discussion d’adultes ne l’intéressait pas, elle a profité des jouets présents dans le bureau. J’ai essayé de la faire se tenir tranquille, lui ai dit à 2-3 reprises de ne pas faire de bruit, l’ai rouspétée quand elle a voulu jouer avec un ballon. Honnêtement, pour une petite fille qui n’a pas encore 3 ans, elle était sage (bien sûr OK c’est mon jugement de maman). On peut pas lui demander de faire le piquet sur sa chaise non plus… Ceci dit j’ai vraiment trouvé la directrice un peu agacée et assez rigide. Genre, on quitte le bureau il faut remettre les jouets dans le bac alors qu’elle les a trouvés sur le bac quand elle est arrivée… Heu …. hein….

A plusieurs reprises dans l’échange, je faisais le parallèle entre le fonctionnement crèche et école car oui pour moi il y a des similarités. Mais je crois que ça lui a pas plu, elle m’a sorti en réponse plusieurs fois que ce n’était pas le même encadrement (ils sont moins nombreux).

Il y a un truc qui m’a agacée dans cet échange c’est le ressenti que j’ai eu qu’on va coller ton môme dans un moule, qu’il devra faire comme ci, comme ça et pas autrement. Oui OK, la vie en société a besoin de règles mais bordel ces enfants ont 3 ans… En plus du côté rigide de la directrice, je l’ai trouvée absolument pas intéressée par ma fille. Ma merveilleuse et fabuleuse Oursonne quoi bordel ! Je m’attendais à mieux d’un professionnel de l’enfance. Même la doc de SOS Médecins vue il y a 10 jours et la doc remplaçante vue la semaine dernière pour la Petite Ourse (oui je passe ma vie chez le médecin…) se sont toutes deux intéressées à la Petite Ourse, ont pris sur leurs quelques minutes de consultation pour écouter ce qu’elle racontait.

Forcément du coup ma Grande Ourse est pas ressortie de là enthousiaste. Même si elle me disait ce matin qu’elle va aller à l’école encore, la visite lui a fait ni chaud ni froid !

Pour moi ça m’a même plutôt fait froid que chaud. Je pense pas être mère poule, l’entrée à l’école ne m’angoisse pas mais c’est un cap à passer pour l’enfant et je m’en soucie pour que cela se passe en douceur et au mieux pour la Grande Ourse car c’est un changement de vie majeur. Là j’ai été plutôt déçue par les lieux vieillots, la salle de classe où il faut slalomer entre les meubles, où tout est chargé, il n’y a presque pas d’espace pour respirer. Les sanitaires sont à l’ancienne avec les drôles de fontaines à eau ronde. Et le PQ marronnasse rêche à l’ancienne aussi. Bordel depuis 30 ans on a toujours autant le droit de se râper le c*l ?!?! Je n’ai même pas vu voir les dortoirs car il y avait encore des enfants (fin de sieste à 15h et il était 15h30… mais on ne réveille pas ceux qui ne sont pas réveillés).

Il y a 5 classes avec là encore une grosse incompréhension :

  • une classe tous petits / petits où il y a les enfants de 2015 donc qui rentrent « tôt » à l’école et des 2014 plutôt de fin d’année
  • 2 classes petits /moyens
  • 2 classes moyens / grands

La Grande Ourse étant de juillet elle est entre 2, pas vraiment de fin d’année mais pas dans les vieux 3 ans non plus. J’ai dit que je ne la voulais pas avec les tous petits car elle est en crèche avec des plus grands. Normalement elle a peu de chance d’y tomber mais … on me garantira rien quoi !

Je trouve le concept des classes double niveau assez naze mais comprenez avec les effectifs ils peuvent pas faire une classe de 20 et une de 30 donc on mixte les niveaux et les enfants. Et ils répartissent les moyens en fonction du niveau de bavardage pour garder un minimum de calme. Sachant que, à ce jour, ils n’ont AUCUNE connaissance du nombre d’enfants qui seront inscrits genre elle peut pas dire, j’ai 27 enfants qui font leur première rentrée en maternelle. Notre commune a 2 écoles maternelles et les enfants sont répartis en fonction du lieu d’habitation mais il y a aussi une zone de la ville qui est zone tampon et où les enfants peuvent aller dans l’une ou l’autre des écoles en fonction de la répartition globale. Bref hyper simple ! Donc fin juin début juillet, ils font un pré listing des classes. Fin août, ils le refont car, soit disant, ça bouge beaucoup pendant l’été (style ?!) et la constitution des classes sera affichée le vendredi avant la rentrée.

Si la Grande Ourse va bien dans une classe petits/moyens, sa maîtresse sera soit la directrice elle même (cooool) soit une autre. Bien sûr, il faut habiller l’enfant « facile à faire tout seul » donc exit lacets, ceintures. Bien sûr s’il est malade il dégage rentre à la maison. Elle te parle alors des personnes qui peuvent venir le chercher; « les grands parents ». Ben non, on a pas de grands parents à côté nous et puis quand bien même malheureusement ce ne sont pas des vieux croûtons et ils bossent encore ! Pourquoi ça parait encore tellement ancré dans les habitudes en 2017 que l’enfant malade aille chez les grands parents ?! Et chers parents qui avez déjà des enfants scolarisés, comment faites-vous ??? Moi quand j’ai dit ça au Barbu, il a dit « on est pas dans la merde ». Oui ça résume tout !

Bref, on prépare la rentrée. Et c’est un vrai plaisir…

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Le seul parent 

Mes 2 Ourses passent toutes leurs journées en crèche (hors WE évidemment). Elles y passent donc une majeure partie de leur vie. Et y prennent de nombreux repas.

La Grande Ourse a commencé la crèche a 21 mois donc le début de la diversification elle l’a vécu avec sa nounou. Pour la Petite Ourse qui a eu 5 mois mi décembre, j’ai profité des vacances de Noël a à la maison pour entamer la diversification, c’était l’idéal car commencer sur un WE c’est un peu short. En 10 jours néanmoins, elle n’avait alors pas encore goûté de nombreux légumes (4 ou 5 seulement je crois dans la mesure où  elle a fait sa première bronchiolite la même semaine).

La crèche ne peut donner que des aliments qui ont déjà été goûtés à la maison donc c’est à nous, qui ne donnons que 2 repas par semaine, de faire le boulot. C’est normal mais pas très facile car du coup ça prend du temps, WE après WE, de tout intégrer. Il y a eu, à cette occasion, des moments WTF puis des moments pfff quand il a fallu faire goûter des légumes qui ne sont JAMAIS au menu à la maison : navet, poireau (je déteste ça), betterave (le seul truc que mon père aime pas donc on en mangeait pas). Si l’enfant n’avait pas goûté le légume au menu du jour, il avait carotte. Parfois autre chose, mais dans 80% des cas carottes, il valait donc mieux s’organiser un peu si on voulait pas que ce soit carotte 4 jours sur 5. C’était il y a quelques mois donc c’est pas l’objet essentiel de mon article aujourd’hui.

La semaine dernière la chef de classe des bébés m’a donné un post-it avec les nouveaux fruits de saison : raisin, rhubarbe, mangue, framboise, cannelle, fraise, pruneau, orange, myrtille, mirabelle. Gros programme ! Heureusement il y en a dont j’ai pu de suite lui dire qu’ils avaient déjà été intégrés. Pour le reste, j’ai tiqué essentiellement sur rhubarbe, cannelle et raisin. Il faut savoir que je refuse de faire des compotes pour les fruits, ça m’intéresse pas, je trouve pas ça rentable. Bref, peut importe, moi les compotes je les achète. Donc les fruits de la crèche si je les trouve pas dans l’industriel ben je peux pas les faire goûter. On a entamé la semaine dernière donc le nouveau programme et avons barré sans souci mirabelles et myrtilles.

J’en ai reparlé dans la semaine avec l’équipe quand j’ai appris qu’à présent, une fois le stock de compotes « de dépannage » fini, si l’enfant n’a pas goûté le fruit concerné, pas de compote ! Heu, pardon ? J’ai été claire et honnête, le midi je m’en fous, l’enfant a sa purée, son yaourt si on retire la compote pas de problème. Mais au goûter, il a donc juste un yaourt… Et il aura pas double portion, il me l’ont confirmé. C’est donc trop peu ! Mercredi soir, je demande à la chef de groupe si je peux fournir une compote pour ma Petite Ourse le temps de cocher les fruits de la liste (il en reste encore 5 donc pas possible de les faire en un WE). Ça aurait permis que la Petite Ourse ait une compote de dépannage le jour où le fruit pas encore goûté tombe. La fille s’est renseignée et m’a dit le lendemain que non, ma solution était refusée. Ça m’a agacée car OK je comprends qu’ils aient des règles mais là on se retrouve dans une impasse sans solution. Je lui ai donc dit cash que ben, si c’était comme ça, on allait mentir et dire que oui elle a goûté tous les fruits comme ça plus de problème. Et dans le fond franchement, ça me gêne absolument pas que des aliments soient découverts pour la première fois à la crèche.

La discussion a été conclue en me disant qu’elle ne pouvait rien de plus mais que j’avais la possibilité d’en parler avec la directrice. Je lui ai dit que ça n’allait rien changer d’en parler avec la directrice mais il se trouve qu’elle était dans le couloir quand je suis partie et que j’en ai donc profité pour aborder le sujet. La directrice est juste adorable et j’avais déjà eu de nombreux échanges très sympas avec elle donc j’hésite pas, elle est ouverte et cool.

J’ai bien fait d’en parler avec elle car j’ai appris des choses en plus. J’ai exposé de nouveau la problématique pour nous et le recours au mensonge qui sera obligatoire si pas d’autre option… Elle n’a pas été choquée par ça mais m’a dit que c’était la première année qu’ils avaient des soucis de menus avec les bébés. Et m’a confié que la Petite Ourse était le seul bébé concerné. Heu whaaaat ? La Petite Ourse de 9 mois qui est donc dans l’âge moyen du groupe est la seule qui n’a pas goûté la tripotée de nouveaux fruits qui sont sortis 10 jours plus tôt ? T’y crois toi ? Moi non ! Et je lui ai dit que les autres parents devaient donc être de sacrés menteurs… ce qui lui semblait d’ailleurs fortement possible.

Je suis donc LE SEUL parent à être honnête sur les aliments donnés à la maison ? LE SEUL parent qui joue le jeu des aliments proposés par le fournisseur de repas de la crèche ? Alors là je m’en suis encore pas remise. Car clairement, je suis pas la mère parfaite. La preuve je donne des compotes industrielles. Et ça me semblait évident que parmi les autres parents il y aurait bien une ou 2 maman control freak (j’ai rien contre hein chacun sa vie). D’autant que jusque là, aucun parent n’avait d’intérêt à mentir dans la mesure où on savait qu’il y avait petit pot avec un autre légume ou fruit en fonction de l’enfant.

En prime, cet échange avec la directrice a mis en évidence la solution dont la chef de section me parlait pas aka, lors de la commande des menus pour la semaine qui suit, si ma Petite Ourse n’a pas goûté tel fruit, on lui commandera pas la portion mais une compote pommes à la place (jusque là en fait ils commandaient des portions du menu pour tout le groupe + des petits pots par période ce qui était ruineux). Mais voilà ! C’était pas si compliqué en fait. Il fallait juste gratter jusqu’au bout pour avoir toutes les infos. Avec risque de se faire mal voir par la totalité des interlocuteurs, tant pis hein.

Bref, maintenant tu peux m’appeler la mère parfaite. Ou mère Pinocchio car je vais quand même mentir un peu sur la liste… Le raisin par exemple tu me dis comment on le prépare dans une compote sans se retrouver avec des bouts de peau croquants, pas mangeables ? Mais applaudis moi quand même, j’ai trouvé une compote à la rhubarbe et l’ai mise dans mon chariot drive (je hais la rhubarbe)(ce qu’il faut pas faire pour être parfaite).

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La petite date et non la grande

Il y a 36 ans, alors que je n’étais même pas encore née, ma mère perdait son premier petit garçon, ce grand frère que je n’ai jamais connu. Mort subite du nourrisson. MSN, ces mots que l’on connait tous et dont je n’ose imaginer ce que cela représente de les vivre. Je ne peux pas mesurer ce que ma mère a vécu. Même si je suis maman aujourd’hui, même si perdre mon enfant serait ma pire hantise, je ne peux l’imaginer.

C’était il y a 36 ans. Jour pour jour.

Et donc… depuis… nous entendons tant parler du 8 mars dans les médias. Comment y échapper ? On est tellement parasités par tout ça, où qu’on aille… Je ne juge pas le combat, je ne juge pas le choix de date même s’il est malheureux dans notre cas. Je juge bien sûr la communication faite là dessus (ce qui est délicat, ce qui est maladroit, on va pas rentrer dans les détails).

Bref, chaque année, je ne cautionne pas cette date. Par empathie pour la souffrance de ma mère. Parce qu’elle n’a pas besoin de cette journée des droits de la femme pour se souvenir encore, année après année, de la perte de son premier bébé.

Et aujourd’hui j’ai envie de vous dire, à vous toutes qui me lirez ici combien j’espère que ce 8 mars soit autre chose pour vous. Une petite date dans votre vie anonyme et non la grande que nous rabâche les médias.

Le souvenir de votre premier baiser ?

La signature de l’achat de votre maison ?

L’anniversaire de votre grande sœur ?

Un jour de congé passé au soleil ?

Une date clé de votre parcours PMA, celle dont vous vous souviendrez comme d’un aboutissement ?

Une bonne nouvelle professionnelle ?

Une soirée mémorable entre ami(e)s ?

Un moment de détente bienvenu après ce pénible hiver ?

La découverte d’une bonne adresse près de chez vous ?

Je ne sais pas ce que vous vivrez les unes et les autres aujourd’hui mais je vous souhaite ce petit quelque chose qui rende votre journée belle, racontez-le moi ici en commentaire. Cette journée peut être aussi autre chose que le rabâchage médiatique qui tourne autour.

Pour ma part, c’est une journée pluvieuse de mars, un ciel gris mais ce soir je serrerai très fort mes filles contre mon cœur, leur redirai encore et encore combien je les aime. Après une grosse frayeur hier, je vais les retrouver ce soir avec émotion. Et j’embrasserai également passionnément l’homme qui partage ma vie et que je remercie d’être là, présent, soutenant. Mon pilier dans les épreuves, celui sans qui je ne ferai rien.

Que votre journée soit douce.