Publié dans La vie, Moi

Vue de ma fenêtre (2018)

En 2014 et en 2015, j’avais lancé une chaîne d’articles pour ceux qui souhaitaient participer et partager les vues de leurs fenêtres. Et ce matin, alors que je pliais mon linge (il n’y a pas que Simone qui a la passion des piles de linge), je regardais en même temps par ma fenêtre.

Comme j’aime mon jardin, c’est un écrin de verdure et c’est tellement ressourçant, zen, apaisant de regarder dehors (ou d’y être quand il fait beau!). Bref, j’ai fait la photo que voici et ai eu envie de vous proposer de rejouer. Que sont devenues vos vues depuis que quelques années ont passé ? Changement de logement, de ville ou pas du tout comme c’est mon cas ?

Merci d’admirer l’herbe fraîchement tondue par ma pomme because Barbu absent qui ne peut pas pas assurer sa part des tâches ménagères (tant pis il aura triple dose au retour).

Notre jardin est cerné de haies, dans le fond ça fait un peu la jungle et j’aimerais y remédier mais sur ce côté que vous apercevez, je n’arracherai ces plantes pour rien au monde. C’est trop agréable cet effet d’isolement que ça nous fait alors que le voisin est juste derrière.

C’est comment chez vous ? Vous nous montrez ? Taguez moi avec le lien de mon article pour que je puisse voir vos participations. Et si ça vous dit, qu’il y a assez de monde qui joue, on pourra faire des votes des plus belles vues par thème (paradisiaque, bucolique, insolite, etc).

Alors, un, deux, trois, ouvrez vos fenêtres (ou pas d’ailleurs) et prenez vos photos !

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Bonne fête des mères quand même !

Avec ce titre, je vous préviens, article en mode aigrie. Si vous êtes sur un mood bisounours, vous pouvez sauter la lecture de la suite de l’article sans souci.

Sauf si vous vivez dans une caverne, ce qui est quand même parfois mon cas en tant qu’Ourse, vous n’avez pas du louper la date clé que nous sommes aujourd’hui. Alors vous avez complètement le droit de n’en avoir rien à faire mais force est de constater qu’il est difficile de ne pas voir le rabattage incessant autour de cette fête des mères (quoi que certains hommes arrivent encore parfaitement à le zapper). Cette fête des mères se célèbre donc aujourd’hui dimanche 27 mai. Du moins en France, pensées pour nos copines belges, canadiennes et sans doute d’autres qui ont déjà fêté ce jour il y a quelques semaines.

Alors je pars mal du côté de mon éducation car ma mère n’aimait pas cette fête. Elle préférait avoir des enfants gentils toute l’année, disait-elle. Aujourd’hui maman, j’aimerais bien cela aussi mais c’est une sacrée utopie. Je suis maman depuis bientôt 4 ans et je dois vous avouer que non je n’ai jamais eu de cadeau à cette fête ! Parce que mon mari est un ours peu attentionné qui se fiche de ça (si encore j’avais déjà des cadeaux dignes de ce nom à mon anniversaire et à Noël…) et parce que la crèche ne faisait (et ne fait toujours pas) de cadeau. Et je vais peut être vous surprendre mais ça ne me choque pas ! Ce n’est pas forcément leur rôle de faire cela et il y a toujours, je trouve, un énorme risque de faire participer un groupe d’enfant à l’élaboration d’un cadeau pour la fête des mamans puis la fête des papas. En effet, on adopte comment quand un enfant a 2 mamans ou 2 papas ? Et quand l’un d’eux n’a qu’une maman, qu’un papa et pas d’autre parent ? Ce sont des situations bien délicates devant lesquelles je veux bien comprendre qu’on ne prenne pas de risque en ne faisant rien de particulier avec l’enfant.

Et bien, cette année, je vais encore plus aller vers ce discours du « pas de cadeau plutôt que de blesser ». Car cette année, à l’école, ma Grande Ourse a créé une petite carte. Dont j’ai entendu parler la semaine avant, il est difficile de faire comprendre aux enfants de garder la surprise. Rentrés avec ce présent vendredi soir, je devais l’ouvrir de suite sinon elle s’en serait chargée elle même. Alors puisqu’elle n’a encore que 4 ans (enfin les aura bientôt), je n’allais pas insister sur le principe de la date, ça n’a pas beaucoup d’importance.

Et le déballage du présent est venu s’ajouter à une journée où tu fais plein de démarches qui se soldent par un mur. C’est pas exprès, j’avais déjà eu mon lot de nouvelles bien relou dans la journée. C’était juste pas le bon jour quoi !

Et je déballe une petite carte personnalisée au recto ainsi qu’une petite création avec un cœur à suspendre. Je ne vais vous montrer que le dernier élément, le poème qui se trouvait au dos de la carte. Qui vaut malheureusement bien tous les mots.

Et là …. plus trop de mots… Ou alors nettement trop…

Effarant.

Désolant.

Stop clichés.

Blessant.

Navrant.

Choquant.

 

Bref, merci maîtresse mais tu vois avec le recul je préfère NE RIEN AVOIR que de lire un message aussi NUL en 2018. Et si tu pouvais m’éviter de pleurer en cette journée qu’on a mis plusieurs années à obtenir quand il ne faut à d’autres que 9 mois ou un chouia plus, ce serait parfait.

Pensées à toutes celles qui ont encore la peine sur le cœur et qui sont les cibles involontaires de la maladresse de cette journée. Je vous embrasse fort.

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« Maman j’ai peur »

Dernièrement, j’ai été confrontée dans mon rôle de maman à plusieurs situations avec une enfant effrayée. Et dans toutes ces situations, je me suis posé la question des réactions / comportements des autres adultes en face de mon enfant. Et clairement, dans toutes ces situations, j’ai trouvé la peur de mes enfants normale, justifiée et l’action / réaction de l’adulte présent m’a paru inapproprié. Alors j’ai eu envie de vous parler de ça parce que je crois qu’il ne faut pas oublier que nos enfants ne sont que des enfants et qu’il est donc normal de voir chez eux des peurs qui n’existent plus à l’âge adulte. Et je crois que l’adulte en général a tendance à oublier cela. Sans jamais couver mes filles des moindres situations qu’elles peuvent être amenées à vivre, dans les situations dont je vais vous parler ici, cela m’a paru normal d’être un parent protecteur.

Situation 1 : L’inconnu dans la rue

Un jour, je vais à la bibliothèque avec la Grande Ourse. On se gare sur le parking, je la sors de la voiture et lui dit de m’attendre le temps de récupérer le sac de livres. Un monsieur d’une cinquantaine d’années se trouvait là sur le parking à quelques mètres d’elle. Pendant que je récupérais mon sac, ce monsieur s’est mis à fixer la Grande Ourse en lui faisant des sourires. Je pense qu’il s’attendait à un sourire en retour. Or, la Grande Ourse a pris peur et est venue s’accrocher à ma jambe. Le monsieur a fait un signe avec ses mains en rigolant devant la peur de ma fille… J’ai fait un haussement d’épaules au monsieur sans rien répondre, sous entendu « elle a peur et alors? », ai pris la main de ma fille pour la rassurer et nous avons passé notre chemin.

Pourquoi cette situation m’a interpellée ?

Déjà, ce mec, je l’aurais moi aussi trouvé chelou si j’avais été seule et aurai bien pris soin de ne pas croiser son regard. Je l’aurai ignoré quoi. Donc la peur de ma fille me rassure, cet homme pouvait paraître inquiétant et ça me va très très très bien que ma fille s’en méfie. On vit dans un monde où il faut apprendre à nos enfants à ne pas se fier à n’importe qui alors si ma fille à cette réaction là, d’instinct, c’est parfait et je ne ferai rien pour la faire changer sur ce point. Cette peur me parait saine et pourra être un élément qui assurera, autant que cela soit possible, sa protection.

Et puis, ce mec ? Il attendait quoi là, que ma fille lui fasse un grand sourire, un coucou, lui saute dans les bras ? Mais t’es un inconnu mec ! Est ce que tu dis bonjour à tous les adultes inconnus que tu croises sur un parking ? non ? Ben alors pourquoi le faire avec un enfant ? Alors oui, l’enfant, c’est mignon, c’est chou, c’est craquant, les gens sont gagas des mômes. Mais, reste à ta place d’inconnu et puis c’est tout !

Situation 2 : Le père Noël

Les enfants et la peur du père Noël, je crois que tout le monde sait que c’est un grand classique. Mes Oursonnes ne font pas exception, elles en ont peur toutes les 2. Or, nous avons croisé plusieurs fois ce Père Noël. Première fois, arbre de Noël de mon travail, elles sont toutes les 2 passées devant lui en courant / pleurant et n’ont absolument pas voulu s’en approcher. Pas de problème, on ne les force pas. La 2ème fois, arbre de Noël du travail du Barbu, un joli petit décor était installé, fausse cheminée, fauteuil, sapin, le Père Noël n’était pas là, elles ont pris leurs marques, ont squatté le fauteuil et on a pu faire une jolie séance photo. Une fois le Père Noël arrivé, la Grande Ourse fuit et la Petite Ourse se réfugie dans mes bras. J’essaie de voir si elle veut bien s’approcher quand même pour tenter la photo, je m’accroupis à côté du père Noël avec elle sur mes genoux, il lui tend sa main, elle touche les gants, on fait 2/3 photos et ça en reste là. La Grande Ourse étant pendant tout ce temps restée à bonne distance de la scène !

Un peu plus tard, on a pris le gouter installé à des tables avec les collègues du travail, c’est le moment de la remise des cadeaux. Le père Noël revient entre les tables et, comme de par hasard, s’adresse à la Grande Ourse en demandant qui vient chanter petit papa Noël avec lui. Réaction de la Grande Ourse : flippée, terrorisée. Père Noël : mort de rire. De la pure provoc’…

Pourquoi cette situation m’a interpellée ?

Le mec sous le père Noël là y a pas à lambiner, il est con. Point barre ! A quoi ça sert d’en rajouter une couche, sérieusement ?

Situation 3 : Les chiens

Peu avant Noël, j’ai eu l’occasion d’avoir un échange avec mes MILKs adorées sur la présence de chiens dans le cercle familial des enfants quand ceux-ci n’en ont pas à la maison et en ont peur. Et puis, je n’avais pas pensé que je serai confrontée à cette situation mais en fait si, ma belle mère a un chien. Un petit chien à mémère, je saurai même pas vous dire ce que c’est comme race mais je déteste ce genre de chien. Bon déjà, je n’ai pas d’affection particulière pour les chiens mais à choisir je vais plus aller vers un grand chien que ces petits trucs tout fou. C’est pas que j’en ai peur mais je les déteste, c’est une antipathie nette et irraisonnée.

On a déjà des précédents justement avec ce chien que je repousse franchement quand il essaie de venir vers moi. Message : je suis pas ta copine, va voir ailleurs ! Mes beaux parents sont venus chez nous avec ce chien l’été de la naissance de la Petite Ourse. Je les ai donc accueillis dès la porte d’entrée en disant « le chien reste dans le jardin ». Réponse de la belle mère « ah bon ? ». Ben oui, c’est logique, avec un bébé de moins d’un mois à l’intérieur, dont je ne sais pas s’il y a allergie ou non, je veux pas du chien chez moi.

Là, il s’est trouvé qu’on allait chez les beaux parents. Les Oursonnes se sont donc retrouvées face au chien. Résultat identique pour les 2 : terreur, cris, Grande Ourse qui se réfugie sur les genoux, Petite Ourse qui se fait prendre dans les bras.

Pourquoi cette situation m’a interpellée ?

Partant de cette peur nette (et pas partagée par le petit cousin évidemment), croyez vous qu’il a été envisagé d’isoler le chien du reste de la famille afin que les enfants aient la paix ? Non, évidemment que non ! Le chien avait même le traitement royal : allongé sur le canapé et les adultes qui en sont réduits à prendre une chaise…. J’ai donc pris mes filles dans les bras chaque fois que cela a été nécessaire. Et repoussé le chien sans aucune gêne dès qu’il revenait dans mes pattes. Certes, je dois reconnaitre tout de même que la Grande Ourse a fini par dompter un peu sa peur et oser dire au chien « va t-en », ce que je lui avais conseillé pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas obligée d’accepter la présence du chien. Mais bon celui-ci n’a pas trop obéit non plus…

Ah oui on a eu le droit aussi à la crise d’endormissement de sieste des Oursonnes qui étaient dans la même chambre et, quand je suis allée voir ce qu’il se passait, la Grande Ourse m’a expliqué « maman il y a un chat sur l’armoire ». Grrrr ledit chat étant celui des 3 chats de la maison qui est clairement méchant et que seul la belle mère peut prendre… Après coup tu te dis aussi heureusement que la Grande Ourse parle car le chat était tellement bien planqué qu’on n’aurait jamais compris avec les seuls pleurs de la Petite Ourse.

 

Pour finir, je tiens à ajouter que j’ai développé ici 3 situations particulières qui m’ont vraiment interpellée. Je précise que mes Oursonnes ne sont pas, de manière générale, des enfants craintives, apeurées, devant l’inconnu. Je le précise parce que je pense qu’il existe des enfants qui sont très peureux et que cela nécessite sûrement un autre comportement de la part du parent pour faire la part des choses entre la peur justifiée / injustifiée (pour autant qu’il puisse exister des peurs injustifiées ? je sais même pas…). Et j’imagine bien que, pour ces enfants-là, ce doit être bien difficile de leur faire comprendre qu’il n’y a pas à avoir peur.

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[TAG] Ma vie de maman

Déjà de retour ! Si « vite » !! Pour cela je remercie Nanou de m’avoir taguée. Je suis donc obligée de faire un article 100% ma vie de maman. Zappez si le sujet ne vous branche pas bien sûr !

1-Présente toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants ? Quels sont leurs prénoms ? Quel âge ont-ils ?

J’ai deux Oursonnes dans mon ciel étoilé : la Grande Ourse qui a 3 ans et la Petite Ourse qui a 15 mois. Quant à moi je suis une vieille Ourse qui se balade dans la bonne partie de la trentaine pour le moment…

2-Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Moi je me suis toujours imaginée avec un garçon. Remarque bien comme c’est loupé ! Pour ma 1ère grossesse nous avions fait dévoiler le mystère au 4ème mois, je ne sentais pas encore le Petit Habitant bouger donc aucune idée de son sexe. Pour la 2ème grossesse, on a joué les mystérieux et le sexe a été révélé le jour de la naissance, je n’avais aucune idée de ce que ça allait être mais toujours cette forte envie d’un garçon. Loupé, loupé ! Et aucun regret.

3-Maman au foyer ou maman au travail?

Au travail ! Pour la tranquillité d’esprit, pour ma vie sociale, pour mes neurones.

4-As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais ?

Non rien du tout, je ne suis pas fétichiste.

5-As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Il n’y a rien qui me vient. Mais je suis un mammifère donc oui forcément je réagis avec mes tripes. Ça arrive 10 fois par semaine, au moins, le geste instinctif pour protéger, sécuriser son enfant.

6- Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse ?

Oups…. Oui… dans la panière de ma SDB avec les limes à ongles et les brosses à cheveux.

7- As-tu du mal à te séparer des affaires de tes enfants ?

Non. Je commence d’ailleurs à vendre les habits de bébé et … ça me fera de la place ! J’aurais bien plus de mal à me débarrasser de mes livres (et c’est heureusement pas prévu !).

8- Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait ?

Sur le thème puériculture il y en avait un mais on a passé le pas : le réveil d’apprentissage pour la Grande Ourse. Car non, on ne sort pas de son lit avant 7h !!!!!!!!! Et tout compte fait le WE 7h30 c’est encore mieux.

9- On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagi différemment pour ton deuxième enfant ?

Je n’ai presque rien acheté d’occasion. On a la chance de pouvoir s’en sortir donc j’ai pas trop creusé en ce sens. Juste le siège auto de la Petite Ourse pour la seconde voiture est d’occase. Elle y monte au mieux 1 jour par semaine pour un trajet hyper court alors le neuf on avait du mal.

10- Un fait marquant depuis la naissance de tes enfants à nous raconter ? Qu’il soit heureux ou un peu moins …

Ce qui est marquant c’est de devenir une maman. Vraiment ça nous change profondément. Et ça nous force aussi à aller de l’avant dans la vie, à prendre des initiatives qu’on n’aurait pas eues avant. On a des ressources en nous et je trouve que le fait de devenir maman nous révèle une force intérieure qu’on n’imaginait peut être pas. Ça fait très MILK power ce que je dis mais oui, au fond de moi, cette nouvelle facette de ma vie m’a changée.

Après bien sûr, il y a aussi le côté obscur de la force qui va avec : comment un enfant est un crampon dépendant à toi, comment tu n’as plus de temps pour toi, comment tes nuits sont hachées etc… Mais la mère qui est née en moi, c’est un acquis, impossible de perdre cette nouvelle personnalité.

11- As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman ?

Oui. Je crois que c’est pas vagues. Au delà des enfants à gérer, il y a le poids du quotidien. Et dans mon cas, le poids s’alourdit de par le mari et son métier d’itinérant. C’était un peu l’objet de mon précédent article alors je vais pas redévelopper.

Ceci dit, je n’ai jamais eu de pause, de coupure depuis que mes filles sont nées. Et autant, en ayant un seul enfant ça allait, autant à présent et avec le temps qui passe, j’en ressens de plus en plus le besoin. J’espère que cela pourra se mettre en place avant le prochain craquage !

12 – Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir ? Ton avis a-t-il changé depuis ?

J’ai toujours voulu un multiple d’enfant pour ne pas avoir un enfant solo. Pour lui. Pour qu’il connaisse la joie de grandir avec frère ou sœur. Alors ma seconde grossesse m’a exaucée sur ce point et la complicité entre les 2 Ourses est une belle récompense. L’impression d’avoir réussi une fratrie. Je n’étais pas réellement fixée ensuite sur le 2 ou  3 enfants. Je me disais pourquoi pas 3 ! Aujourd’hui, je signerai sans problème pour une 3ème grossesse tant j’ai aimé vivre la grossesse. Par contre, je ne me vois pas avec 3 enfants. Y a donc comme un dilemme.

Je tague à mon tour MarieAnd, qu’on ne voit plus beaucoup non plus ces temps-ci.

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Dépoussiérage

Trop longtemps je sais que je ne suis pas passée donner des nouvelles ici. Le temps court, file et s’échappe. Alors petit topo de rattrapage :

  • La Petite Ourse

Elle va avoir 15 mois dans quelques jours. Elle a bien changé et commence à faire petite fille, on a sorti les élastiques pour lui faire des mini palmiers bien moches sur le dessus de la tête. Comme elle aime bien et ne retire pas l’élastique, on en abuse. Son caractère commence à grandement s’affirmer et … ça promet ! C’est pas le genre qui va se laisser marcher sur les pieds, elle est déjà très chipie avec les autres : sa sœur aussi bien que les enfants de la crèche. Elle a commencé sans tarder à faire ses premières crises de frustration aussi, affirmation du caractère toussa, c’est net ! Elle ne marche pas encore… Enfin, elle sait faire, on attend que le déclic psychologique se fasse. J’ai l’impression que ça ne va pas tarder. Elle mange bien (plus que bien même c’est une vraie ogresse qui n’en a jamais assez), dort bien, là dessus nous sommes chanceux. Elle va subir le mois prochain une opération : végétations et drains pour traiter son otite séreuse qui dure depuis juin. Comme cela perturbe son audition et qu’elle ne parle toujours pas (enfin pas d’inquiétude c’est le même rythme que sa sœur), on ne traîne pas et on la soulage pour qu’elle soit vite mieux.

  • La Grande Ourse

Elle a commencé l’école il y a quelques semaines. Ça se passe bien ! Elle est ravie d’y aller, a 2 maîtresses, plein de petites copines, fait de chouettes activités et on note déjà les progrès (compter, colorier notamment). Ça n’a pas été compliqué pour nous d’intégrer l’école dans nos vies et tant mieux. A côté de ça c’est une petite fille pleine de vie, qui se lève (trop) tôt. Elle parle très bien (du moins selon mon appréciation personnelle de maman). Elle est autonome quand elle en a envie…. Et il y a de très très gros progrès à faire sur l’obéissance et les caprices. Je désespère d’autant que je n’ai pas un coparent qui partage mon point de vue et qui laisse couler sur plein de choses pour lesquelles j’attends la fermeté (et va bien sûr réagir hyper fort et méchamment sur des choses où j’aurais mis la manière douce…). J’espère vraiment que cela va s’atténuer rapidement car je suis très vite à bout, c’est usant et je ne sais plus comment m’y prendre pour que ça change. Mais bien sûr, mettez cette Grande Ourse en société et vous aurez une image de la môme parfaite, qui fait des bisous aux gens, qui fait sa timide, qui est sage, toussa, toussa. Donc le sale parent que je suis ne vous raconte que des bobards sur la face cachée de son comportement bien sûr !

  • Leur complicité

Leur complicité grandit de jour en jour. Depuis hier, la Grande couvre la Petite de bisous dès le réveil et celle-ci est ravie d’accueillir les bisous. Elle répond par un bonjour de sa petite main potelée qui est trop craquant. Je suis toujours aussi émue de voir leur relation évoluer. Elles s’aiment c’est certain. Et côté face on a aussi les chamailleries qui arrivent. Et l’impression de passer son temps à faire la police. Je crois que malheureusement les 2 vont ensemble et qu’il n’y a rien à faire.

  • Mon rythme et moi

Depuis un an, après mon congé maternité, j’ai enchaîné sur un arrêt de travail à mi temps thérapeutique. Ce qui veut dire que j’étais présente à 50% du temps au bureau et à 50% à la maison payée par la sécurité sociale. Ce temps était dédié à la rééducation nécessaire depuis mon opération d’octobre 2016. La rééducation n’est pas finie mais je vais commencer à retourner plus au travail. 3 jours par semaine pour finir ce mois d’octobre et, dès début novembre, à 80% en congé parental. Je conserve alors ce 20% de temps pour être auprès de la Grande Ourse les mercredi et poursuivre ma rééducation.

Mon ressenti là dessus est partagé : contente de bosser plus car franchement à 50% c’est coolos et on se sent un peu comme un stagiaire inutile et jamais là. Et en même temps j’appréhende le moins de temps pour moi. Réaction de pure mère indigne, car ce 50% m’a permis de passer plein de temps peinard à la maison (comme en ce moment sur mon ordi) et m’a dégagé aussi énormément de temps pour lire et me consacrer au développement de mon bloguinet lecture d’amour. Oui je le kiffe mon blog et il m’apporte vraiment beaucoup.

Ma reprise va également nécessiter une redéfinition de mes fonctions par mon employeur et j’ai hâte de savoir à quelle sauce je vais être mangée. Mon 50% a été l’occasion pour eux de me dédier à des activités importantes mais non urgentes que j’ai géré haut la main (évidemment!). Aujourd’hui, mon chef n’a pas vraiment besoin de moi sur l’activité normale du service parce que nous sommes nombreux et que l’activité est modérée (mon job est lié à une activité de nature très fluctuante)(mais qui marche bien quand même). L’une des missions que je mène était à la base gérée par les responsables de service et ça leur convient très bien d’avoir descendu ça à mon niveau. Sauf que c’est impossible de mener de front activité tradi du service plus cette mission (qui ne nécessite pas un temps plein non plus). Par ailleurs cette mission concerne mon département et est donc hiérarchiquement à rattacher un rang plus haut. Il n’est donc pas possible de considérer qu’une personne de mon service fasse ces missions sans changement d’organisation du poste. Mais bon tout ça est bien compliqué entre ce que voudraient mes N+1 et N+2 et ce que les RH vont accepter de faire ou non (et le temps que ça va prendre). Bref, je rêve qu’on me propose un poste sur mesure mais ce n’est qu’un doux rêve complètement utopiste…

  • Les parents / le couple

Je vais aller moins en détail sur ce point car c’est la partie moins rose de l’article. Entre charge mentale, organisation de la vie de famille, Barbu avec métier d’itinérant, toussa toussa, je me sens un peu à bout et pas satisfaite de ce que j’ai. Les tensions sont là mais le Barbu est très autruche, la communication ne fait pas partie du dictionnaire et …. voilà quoi ! J’ai besoin de changement, de recadrage, d’une vie qui me convienne mieux. Mais mes désirs ne sont pas ceux de la famille. Et ce sujet est bien difficile à faire évoluer.

Alors, je rêve au moins d’une pause. De mère indigne évidemment. Partir en WE avec une / des copine(s). Sans môme ! Peut être que ce serait l’électrochoc qui permettrait à certaines choses de bouger ensuite (quoi que j’en doute franchement). Ce temps pour moi, je ne l’ai jamais eu. Et ma Grande Ourse a 3 ans. Aujourd’hui c’est un vrai besoin. Je crois que je vais me faire violence, trouver la copine qui me suivra dans ce projet et imposer ce temps dans notre agenda.

  • La vie, les projets

J’ai toujours plein d’idées en tête. On va vers Noël, je suis en cogitage pour les listes de cadeaux. J’ai Pinteresté plein de choses pour faire des créas décos avec la Grande Ourse et j’ai hâte d’avoir le temps de m’y consacrer car ça va être vraiment sympa. On doit normalement passer Noël chez mes parents ce qui veut dire la présence de mes frères et sœur et les 3 cousins et 2 cousines des Ourses : ça va être méga génial, on va chialer d’émotion toutes autant qu’on sera (les hommes ne pleurent pas).

J’ai aussi envie d’avancer sur les travaux de la maison. Prochaine phase : le sol du RDC, abattage du bloc cheminée qui ne nous sert à rien et qui sera remplacé par la bibliothèque de mes rêves. Ça urge, ma bibliothèque déborde, je suis obligée de prêter mes livres aux copines pour avoir de la place (mais elles me les ramènent bien trop vite).

 

Bref, à quant les journées de 48 heures ?