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[Petite Ourse] Deux mois

Et voici que la Petite Ourse a déjà 2 mois.. Enfin, dirais-je, en parfaite mère indigne. En effet, comme évoqué lors de mes derniers posts, ce second mois a été pas mal mené par les affreuses coliques qui pourrissent la vie. On va pas revenir là dessus pour pas parler toujours de la même chose d’autant qu’il semblerait (je touche du bois !) que cela s’apaise de ce côté là.

Bref, la Petite Ourse a donc 2 mois. Elle pèse à présent 58,5cm pour 4,900 kg soit la même taille que sa sœur au même âge pour 900 g de moins. Mais là on s’en doutait, la Grande Ourse ayant clairement plus un côté bouboule que la petite sœur. Petit fait comique, lors du RDV avec la généraliste du premier mois, elle nous annonce une taille de 57 cm soit +8cm depuis la naissance. Heu, vraiment ?? En fait oui c’était bien sa taille mais non elle n’a pas poussé comme l’éclair, elle a juste été très mal mesurée à la maternité…

Mis à part ces chiffres hautement importants, la Petite Ourse change tout doucement. Elle a toujours le visage long et fin, ses cheveux longs sur le dessus et plus courts sur les côtés et un teint pâle (ou de porcelaine pour vous faire croire que ce bébé est le plus beau du monde). Ses yeux sont gris bleus, je pense qu’ils vireront au marron tout comme ça a été le cas pour sa sœur.

Elle commence à s’éveiller, elle nous fait des sourires en tirant la langue lorsqu’on lui chatouille les joues et il lui arrive aussi de rigoler seule avec les peluches de l’arche de son transat. Les phases d’éveil restent cependant très limitées et surtout ne durent pas longtemps, elle réclame vite ensuite qu’on la reprenne à coup de grosse colère si ça ne vient pas assez vite.

Côté repas, elle est à 6 repas par jour dont actuellement 4 biberons. J’ai commencé à arrêter l’allaitement, j’y reviendrai dans un post dédié. Elle a très bien accepté la transition et boit les biberons sans aucun souci. Elle accepte le lait que fournit la crèche ce qui nous permettra en plus de sympathiques économies.

Côté rythme et sommeil, cela commence à se mettre en place je dirai (toujours en touchant du bois pour éviter la régression). Il y a toujours un repas par nuit au minimum et parfois 2. Ces fois-là, je les aime pas beaucoup honnêtement. Elle espace toujours de 2h30 à 5h environ tous ses repas, c’est variable et le soir je lui propose à heure fixe le dernier repas sans attendre qu’elle réclame (j’ai une vie à vivre heu pardon une nuit à faire). Elle met parfois du temps à s’endormir le soir mais une fois partie on est tranquilles. Je l’endors toujours dans mes bras, par facilité, je sais qu’il faut que je travaille à la laisser s’endormir seule mais pour le moment je préfère faire le plein d’énergie et jouer la carte de la facilité. En journée, elle commence depuis peu à enfin rester couchée car jusque là elle s’endormait, je la posais et elle se réveillait relativement vite ensuite. A présent, elle peut faire de belles siestes de 2, 3 ou 4h environ. Je pense qu’elle doit d’elle même faire ces siestes en plusieurs fois car elle fait pas mal de bruits à certains moments puis plus rien. Le soir néanmoins, je la recouche pas beaucoup, elle reste le plus souvent dans mes bras ou l’écharpe, c’est un moment où elle est plus relou et moi moins dispo car je m’occupe aussi de la Grande Ourse.

Elle va commencer l’adaptation en crèche à la fin du mois et je pense que ce sera l’occasion de nouveaux changements pour elle. Je sais que je vais apprécier ces journées seules mais je me rends compte cette semaine combien elle est quand même mignonne et pas trop compliquée. Je dois avouer honnêtement que j’ai hâte qu’elle grandisse, qu’elle nous montre son caractère et qu’il y ait plus d’interactions. En effet, pour le moment j’ai un gentil bébé à la maison mais ça s’arrête là. J’ai honte de le dire mais je me sens pas (encore) love de ma fille comme c’est le cas pour sa grande sœur. Je pense que le prochain mois, les sourires, les rires et j’espère toutes ces phases d’éveil contribueront à développer notre relation et notre attachement.

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Craquage (ou l’enfer des coliques)

Je suis pas hyper fière de cet article que je vais pourtant publier, j’assume pas forcément ce que je vais y dire mais  je le ressens comme ça… Tout est dans le titre, je craque. Nous arrivons dans la vilaine phase du nouveau né, que nous avons déjà connue malheureusement pour la Grande Ourse, l’effrayante phase des coliques.

Petite Ourse a commencé à en souffrir à une semaine, histoire de pas perdre une minute. Et là ben je crois que c’est le pic de douleur. Ça donne une petite qui s’endort très mal, essentiellement dans nos bras et en … longtemps… Parfois bien aidée par un cri suraigu de sa sœur alors qu’elle venait enfin de capituler. Merci la Grande Ourse. Et surtout, dès qu’on la pose elle va très vite se réveiller. Donc niveau productivité 30min pour l’endormir égales 30 minutes de dodo au lit environ. Au final ces derniers jours, ça donne un bébé qui ne dort presque pas la journée. Et heureusement pour nous mieux la nuit sauf cette nuit où on a eu droit à un bébé éveillé pendant 2h30 et donc autant de sommeil en moins pourtant si nécessaire.

Et moi, face à cela, je ne suis pas forte, déjà parce que je ne sais pas vivre avec un manque de sommeil, c’est vraiment vital que je sois reposée. Et quand on ne peut pas poser sa fille la journée bien sûr on ne fait pas la sieste de rattrapage. Sans compter que les horaires de sieste entre Petite et Grande Ourse ne sont pas forcément synchro…

Et surtout, je suis pétrie de peur, j’ai la trouille monumentale. Parce que le Barbu est présent à mes côtés depuis avant mon accouchement mais que les meilleures choses ont une fin. Jusque là j’ai ce soutien énorme, il se lève le matin pour s’occuper de la Grande Ourse, il m’accorde du temps pour gérer ensuite les 2 enfants pendant que je prends ma douche, il prépare les repas, fait le ménage…. Franchement il me reste pas grand chose à faire. La seule chose où il est toujours aussi mauvais c’est me réconforter, ça il sait pas faire.

Le Barbu reprend le travail dans 15 jours. Et pire, une semaine plus tard il va s’absenter pour un mois. Il me faudra alors être une maman solo et assurer tout. Seule. Je suis paralysée, je lui demande plusieurs fois par jour comment je vais faire. Ne serait-ce que trouver une organisation sereine le matin pour amener la grande à la crèche en ayant la petite quand même avec moi. Parce qu’il est impossible de porter les 2 et que la Grande Ourse est capable d’énormes caprices si je ne la porte pas. Parce que simplement s’occuper d’habiller la Grande Ourse si la petite pleure. Parce que tout plein de mauvaises excuses bien sûr mais comme je te dis je suis paralysée par la trouille.

Gérer 100% du temps toute la semaine seule si Petite Ourse crie, pleure et que je ne peux la poser ni pour me reposer ni pour gérer la maison, et ce pendant 4 ou 5 semaines, je me demande comment je vais trouver les ressources. Ce serait déjà difficile avec un bébé qui dormirait bien en journée mais alors avec un bébé à coliques qui demanderait les bras à longueur de temps, je vois pas…

Et ces affreuses coliques qui rajoutent bien des difficultés ne se soignent pas. Alors oui, on essaie des choses hein, l’homéopathie, Calmosine, lui masser le ventre, j’ai même pris RDV chez l’ostéopathe. Mais sans être défaitiste, je crois que s’il y avait un remède miracle ça se saurait. A part la patience jusqu’à ce que le bébé ait 3 mois et un système digestif mature… J’en suis même à 2 doigts de stopper l’allaitement pour introduire un lait anti coliques. Je l’avais fait aux 2 mois de l’Oursonne et cela allait mieux ensuite mais était-ce parce qu’on avait passé la phase la plus critique ou grâce au lait ? Je voulais allaiter aussi longtemps chacune de mes filles. Mais là… je veux juste qu’elle aille mieux et que nos journées ne soient pas un enfer…

J’ai honte d’écrire ça, je ne devrais pas mais là je rêve qu’elle ait 3 mois, ne souffre pas et soit calée dans un rythme jour et nuit (avec de vraies nuits pour moi donc). J’assume pas car bien sûr à la base de ces problèmes de riche il y a l’immense chance d’avoir obtenu ces 2 grossesses et ces 2 petites filles. Mais il y a aussi le fait que le métier du Barbu me pèse, que je n’ai pas vraiment signé pour élever mes petites filles seules. Je sais aussi d’ailleurs que l’absence de son papa sera une période où la Grande Ourse va me « faire payer ». Il me faudra assurer les casquettes de papa et maman, elle réclamera un papa que je ne pourrais pas lui donner et elle est encore bien petite pour comprendre et savoir traverser ces phases d’absence facilement.

Je suis déjà nerveusement fatiguée aujourd’hui alors que la petite Ourse n’a que 6 semaines. Et l’idée que cela va aller crescendo en difficulté pendant peut être encore autant de temps, me parait juste insoutenable. Donc j’ai peur, je craque. Et j’en suis pas fière du tout.

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[Petite Ourse] Un mois

Un mois déjà qu’elle est entrée dans nos vies. Elle que nous attendions pour devenir une famille, pour que notre aînée ne soit pas enfant unique.

Elle nous a fait la surprise de sa conception sur un cycle où nous ne l’attendions pas, elle a aussi opté pour une arrivée éclair très intense il y a un mois. Et depuis c’est une petite fille pas compliquée (ou alors notre expérience de parents nous rend les choses plus douces).

A un mois, elle n’est pas encore calée sur un rythme précis le jour bien évidemment (n’oublions pas qu’elle n’est pas synthétique donc imparfaite). Toutefois, elle ne demande pas le sein à chaque contrariété comme le faisait sa grande sœur, peut être « grâce » au fait qu’elle accepte la tétine. La journée on sait qu’on a environ 2h30 à 3h30 entre 2 tétées dans la majeure partie des cas et la nuit elle a déjà d’elle même fait des plages de 6h et même 7h une fois.

Lors de ses phases d’éveil, elle peut rester calme à regarder le peu qu’elle voit autour d’elle sans bouger et sans faire un bruit. Il lui faut souvent quand même un peu de notre présence ensuite pour se rendormir. Elle peut aussi être toute douce et calme lorsqu’on l’habille, la baigne ou lui change sa couche. Mais pique parfois une grosse colère car ne veut pas être allongée sur la table à langer mais dans les bras (ce qui est clairement impossible pour changer une couche).

Elle a des coliques depuis qu’elle a une semaine, chose pas cool que nous avions déjà connu pour la Grande Ourse. Elle dort donc quasi essentiellement sur le ventre depuis ses 2 semaines. Oui, il faut pas, c’est pas recommandé, patati, patata, mauvais parents etc. Ben… faut bien qu’elle dorme quand même. Et elle tourne très bien sa tête, tient aussi bien la position sur ses avant bras pour se redresser. Donc on lui fait confiance et on la suit dans ce besoin de dormir ainsi pour être bien. La MSN je connais, elle nous a enlevé mon grand frère, l’aîné de ma maman, bien avant que je naisse…

Et depuis 10 jours, merci la fratrie, elle a attrapé le rhume de sa soeur à qui il a fallu une semaine d’antibiotiques pour enfin se débarrasser de cette saleté de virus qui lui tenait la grappe quasi en permanence depuis le mois de mai… On a donc un petit bébé qui tousse, qui a le nez qui ronfle énormément (mais qui ne coule pas). Le Barbu a écopé de la torture du sérum phy et en a ras le bol car souvent, après le lavage de nez, c’est pire ! Et depuis 10 jours que ça a commencé, ça ne passe pas. On a consulté mardi dernier, ce n’était bien sûr qu’un rhume qui n’avait pas atteint les bronches, il n’y a donc pas de traitement à part le lavage de nez. On connait, c’est le discours qu’on a eu tant de fois pour la Grande Ourse. Mais ras le bol de voir que cela ne se soigne pas. Et nous pourrit nos journées (nuits incluses évidemment). Je comprends pas comment le sérum phy peut empirer le ronflement en plus…

A côté de ces petits bémols, c’est une petite fille qui s’alimente très bien et qui préserve l’usine à boobs tant nécessaire. Aucune crevasse à ce jour (touchons du bois!), je n’ai utilisé aucun coussin d’allaitement car pas de fuite (super confort) et je vis la plupart du tant sans soutif ce qui facilite le déshabillage et m’est souvent plus agréable quand je suis à la maison.

Physiquement, elle a changé depuis sa naissance, je vois bien que son visage a grandi et que son petit corps est moins fragile dans mes bras. Le 1 mois n’est pas encore trop petit. La différence physique avec sa soeur au niveau du visage reste présente, Petite Ourse a le visage plus fin. Beaucoup disent qu’elle a donc plus mon visage mais moi j’attends de voir. Le Barbu dit aussi qu’elle a les yeux d’un gris bleu plus clair que sa soeur au même âge mais j’en ris intérieurement, il dit ça car espère tant que ses yeux restent bleus alors que, pour ma part, je suis convaincue qu’ils seront aussi marrons que ceux de sa soeur. Ce qui est très rigolo c’est ses cheveux, elle a les cheveux plus longs sur le dessus et bien longs pour un bébé d’un mois je trouve. Ça lui donne une bouille rigolote d’autant qu’ils se dressent bien facilement d’eux mêmes sur sa tête !

Je ne sais pas combien elle pèse et mesure à un mois de sa naissance, le RDV avec la doc ne sera que la semaine prochaine, vacances oblige mais elle avait déjà bien grossi lors du RDV de la semaine dernière.

Il y a peu de choses à dire finalement sur le premier mois d’un bébé. Il nous tarde de la voir grandir, de découvrir son caractère. Et avouons-le, car nous nous le sommes dit avec le Barbu, on se rêve dans quelques mois, lorsqu’elle fera ses nuits et aura des interactions avec nous. Clairement, c’est mignon un nourrisson mais pas folichon. C’est une période à passer, on le sait, et comme on sait tous les jolis moments qu’il y aura ensuite, on a hâte ! En attendant on savoure juste les journées qui s’achèvent dans le calme, les jours où on a pu profiter de nos 2 filles, se reposer et faire ce qu’on souhaitait faire. On ne met pas la barre plus haut et on fonctionne beaucoup tout au long de la journée en duos : un parent avec une fille puis on alterne. La vie à 4 j’espère la souder petit à petit quand les besoins de nos 2 ourses et leurs rythmes de vie seront moins différents.

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Le joli séjour à la maternité

Je sais pas si tu l’auras senti en voyant le titre mais oui, évidemment, il y a de l’ironie inside. Beaucoup même.

Je vais faire par thème et non dans l’ordre chronologique des événements car je n’ai rien noté et fais l’article directement sur base de mes souvenirs.

  • Les repas

Commençons par un thème très essentiel, la bouffe ! Avec la petite illustration spécialement pensée pour vous. Chose surprenante, alors que j’étais en salle d’accouchement (si, si tu as bien lu salle d’accouchement avant la ponte donc), accrochée à mon monitoring, une dame vient me voir pour me demander ce que je prends au petit déjeuner. J’ai bien tout indiqué, elle a noté. Puis une paire d’heures plus tard, j’arrive en chambre avec ma Petite Ourse dans son berceau. Et l’équipe … me demande ce que je prends au petit déjeuner ! Bravo les nanas. Je ne me suis pas gênée pour lancer la petite pique « on m’a demandé tout à l’heure vous avez pas eu l’info ? » et les nanas de rester bouche bée…

On me demande si j’ai faim à ce moment là. Ben pas qu’un peu ma brave il est peut être 23h largement passées mais vu les heures intenses qui viennent de s’écouler je veux bien remplir le gros bide tout fraîchement vidé. On me dit que j’aurais du chaud s’il reste, sinon ce sera plateau froid. Super le plateau froid, ça me tente moyen mais heureusement j’obtiens le chaud. Et voici la première rencontre avec les plateaux de la clinique : déshydratés et aux quantités plus que légères. Avec le bon petit potage typique chaque soir, slurps !

Forte de l’expérience de mon premier passage dans une autre maternité, le lendemain, dès l’arrivée de l’équipe de jour je demande comment cela se passe pour les repas. Pour rappel, c’est à J3 après la naissance de la Grande Ourse que j’avais appris qu’on pouvait demander autre chose si besoin dans les plateaux. Car allaiter un bébé et se remettre d’un accouchement avec une portion de légumes pas très généreuse c’est un poil dur. Surtout avec la jolie brochure que l’on te remet à côté pour ton allaitement qui te dit de manger des féculents !

Et là, surprise lorsque je demande : ah bon on vous en a pas parlé encore ? Visiblement c’est censé être systématique à l’arrivée en chambre. On m’envoie donc la personne en charge des repas qui me présente les menus des jours à venir et m’explique comment on peut virer un aliment et choisir autre chose à la place. Et RIP les potages !! Comme ci-dessous j’ai préféré l’œuf mayonnaise ou autre crudités. Les repas étaient un peu plus intelligents que dans la 1ère clinique avec toujours le midi un féculent et un légume. Et le soir des assiettes par contre bien légères.

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Dernier détail : les horaires. Surprise le 1er jour, il est 18h, nous venons de finir notre goûter avec la Grande Ourse venue faire connaissance avec la petite sœur et … le plateau repas arrive ! Avec les poules, typique des cliniques. Mouais alors j’étais embêtée car attendre pour manger = repas froid mais manger devant la Grande Ourse = risque de crise de la deuzans de me voir manger seule. Et le petit déjeuner lui n’est servi qu’à 8h voire 8h30. Ben allez tenir aussi longtemps avec un plateau comme ça ultra léger. Du coup merci les chips vers 20h et les pitchs en complément du petit déj.

  • Les gynécos

J’ai vu un gynéco dès le samedi matin. Drôle de rencontre, le mec arrive, s’installe sur le fauteuil avec sa pile de dossiers, se présente et me demande si on se connait. Heu ben non tu vois j’étais pas suivie à la clinique pour la durée totale de la grossesse et ai préféré (grand bien m’en fasse) une de tes collègues pour les 2 derniers RDV. Puis il me demande si ça va, si je suis heureuse de la venue de ma petite fille. Ben ouais. Et … basta. Je me suis demandé (et me demande encore) très très fort à quoi il servait ce type.

Le lendemain, dimanche, pas de passage, on déconne pas avec les jours fériés. Le dimanche soir, sous canicule, séparée de ma grande fille et de son papa, mangeant mal, dormant à peine mieux, je demande à sortir le lendemain. Lundi matin, la gynéco passe donc pour l’échange nécessaire avant la sortie. J’émets à au moins 2 reprises le souhait que l’on regarde mes points qui me font souffrir. Elle ne s’en occupe pas, c’est le job de la sage femme. Ben tu sers à quoi toi alors ? Elle me fait mes ordonnances pour la sortie, me parle contraception et je choisis donc le préservatif en attendant de voir ma gynéco pour qu’elle me conseille dans le meilleur choix pour moi.

Je lui parle surtout de ma thyroide. Pour rappel j’avais déjà demandé au RDV du 9ème mois à la gynéco ce qu’il fallait faire avec le dosage de Lévothyrox qui est augmenté pendant la grossesse et qui est à rediminuer après. Et elle m’avait dit « oh on verra ça à la maternité ». Well, well, j’ai rongé mon frein et là… « Oh ben il faut gérer ça avec la généraliste c’est elle qui sait ». Ouais merci de votre aide ! Et pour info la généraliste n’a pas suivi du tout le problème de thyroïde pendant la grossesse car fort heureusement ma gynéco de ville s’en occupait très bien ce qui évite de creuser le gouffre de la sécu. J’ai donc consulté ladite généraliste quelques jours plus tard qui a levé les yeux au ciel quand je lui ai expliqué que la gynéco ne voulait pas s’en occuper.

  • Les puer

Dans la clinique où j’ai accouché, le bain des bébés se fait en chambre. Et il faut donc attendre que la puer arrive dans ta chambre une fois qu’elle a fini avec le bébé d’à côté. Résultat tu es coincée dans ta chambre toute la matinée à attendre bêtement sans pouvoir gérer en fonction du rythme tétée / sommeil de ton bébé. Pour la Grande Ourse, nous nous rendions à la nurserie donner le bain à l’heure qui nous convenait et l’équipe était sur place, on était juste prévenus des heures d’affluence. J’avais bien aimé; la pièce pour le bain était très chouette et l’organisation me convenait. Là bof. Sur les 3 matins on a eu droit 2 fois en plus à la puer qui avait eu un coup de chaud à se dépêcher de venir et … merci pour nos nez quoi !

En dehors de ça pas grand chose à dire sur les puer avec qui les échanges ont été quasi inexistants. Il y avait la possibilité de mettre le bébé à la nurserie la nuit quand même et cela est bien agréable pour aligner quelques heures de sommeil. J’y ai eu recours à 2 des 3 nuits passées sur place

  • La pédiatre

On rentre dans le lourd du sujet attention. Comme pour le gynéco, Petite Ourse a vu la pédiatre le samedi et, pas de passage le dimanche. Le samedi a eu lieu l’examen basique, RAS.

Le lundi, c’est la même pédiatre qui apprend que je demande à sortir. Problème, la Petite Ourse n’a 3 jours que le lundi soir à 20h et on ne laisse pas sortir les bébés avant leurs 3 jours et surtout on les garde jusqu’à ce qu’ils aient fait le test de Guthrie. Or, vu l’heure de naissance de l’Oursonne, ce test est prévu pour le mardi matin.

Bref, lundi matin la gynéco et la SF sont OK pour me laisser sortir mais disent que la décision finale reviendra à la pédiatre en fonction du poids de la Petite Ourse et de ma montée de lait. On me prévient que ce n’est pas la plus souple des pédiatres pour les sorties anticipées. Ce n’est pas peu dire vu ce qu’il s’est passé ensuite !

Une fois la puer enfin arrivée en chambre pour le bain, la pesée de la Petite Ourse fait apparaître -20g par rapport à la veille. Elle n’a donc pas repris de poids mais 20g de moins en une tétée on était bon quoi… La puer transmet les infos à la pédiatre et revient me voir en début d’aprem. « La pédiatre vous laisse pas sortir ». Heu pardoooonnn ? Et elle vient pas me le dire elle même, je peux pas échanger avec elle ? La puer botte en touche, pas envie de se faire pourrir par une maman, elle me sort ben je vais lui dire.

Le temps passe et la pédiatre débarque. Avec une tête bien fermée, agacée. Je suis directe et lui sort que je n’apprécie pas qu’on ne me laisse pas sortir sans venir me l’expliquer, sans avoir ausculté la Petite Ourse. Cette auscultation n’aura d’ailleurs jamais lieu, la Petite Ourse devait avoir Guthrie et visite de sortie le mardi, il n’était donc pas question qu’elle s’occupe d’elle.

Les arguments de la pédiatre sont pourris à souhait (désolée j’interprète). Elle n’a pas besoin de voir la Petite Ourse, la pesée suffit et puis ma montée de lait n’est pas faite. Dois-je préciser que PERSONNE ne s’est soucié de mes boobs jusque là et n’a regardé si j’avais du lait ? Ou regardé le rythme des tétées ? Ou comment la Petite Ourse prenait ou non ? Sur ce point comme lors de la naissance de la Grande Ourse, mise en place de l’allaitement on s’en fiche, la mère se démerde, c’est pas leur souci. Et dire qu’on a encore cette pression monstre sur les épaules du « il FAUT allaiter ». Ouais… gros débat, on va pas se lancer là dedans aujourd’hui.

J’explique à la pédiatre MON point de vue aka :

  • elle a presque 3 jours
  • elle va bien
  • notre famille est séparée et je me fais chier à la mater
  • il fait horriblement chaud et j’étouffe dans leurs 9m²
  • je n’habite pas loin
  • on revient sans souci pour le Guthrie le lendemain
  • c’est mon 2ème bébé

La pédiatre s’en FOUT ! Il peut se passer n’importe quoi d’ici au lendemain, on ne fait pas sortir un tout petit bébé, patati patata. Effectivement il peut se passer n’importe quoi pour un bébé à J3 mais à J7, 11 ou 13 aussi hein… Et puis, le bien être moral de la mère, elle s’en fiche comme de ses premières chaussettes. Et dire qu’il faut faire attention au risque de baby blues, on est bien là avec un discours de sourds comme ça. La nana est vraiment con, fermée, furax, froide, échange impossible… Je finis donc par dire que je sors contre son avis, que je signe une décharge.

Cela sera fait. Sous témoin (la sage femme de garde)… on se couvre au max. Et, cerise sur le gâteau, mention faite dans le carnet de santé ! Genre ma fille aura besoin dans 30 ans qu’on lui rappelle que sa mère a été une folle inconsciente de sortir avant qu’elle n’ait 72h. Rappelons nous des pays comme celui où j’ai été expat qui renvoient les mères à la maison à J1….

Elle nous impose de faire le Guthrie à 14h le lendemain à la nurserie. Et… pas de RDV pédiatre de sortie, on se débrouille avec la généraliste. Ben genre dites le au final que vous vous en foutez de la santé de ma fille… Bref une sortie plus que tendue et le lendemain lors de notre passage à la nurserie j’ai bien senti que la puer était briefée « cette mère est une conne ultra chiante, prends des pincettes ».

Voilà c’est ainsi que je me suis fait une amie pédiatre, moi qui ne fait suivre mes deux Ourses QUE par une généraliste et ne les amène jamais chez un pédiatre. (Tapez 4 pour mère indigne et 5 pour folle inconsciente).

  • Les sage femme

Ici, RAS, je ne sais plus combien de sage femme différentes j’ai vu mais toutes ont été très bien. Notamment la dernière qui a été un soutien et un échange très précieux dans mon duel contre la pédiatre. Je n’ai pas hésité à demander à plusieurs reprises que l’on regarde mes points. La déchirure c’est vraiment la plaie du post accouchement et la douleur m’inquiétait, je préférais donc être rassurée. Le dernier jour la très gentille SF m’a même proposé une poche de glace pour soulager la douleur et ce fut très appréciable. Il faisait tellement chaud en même temps que je ne pouvais que kiffer.

Une fois la pédiatre acariâtre partie le lundi, la sage femme est revenue pour les recommandations diverses et variées. Et là, j’ai pu faire ressortir que je n’avais pas été suivie pour l’allaitement et … elle est tombée sur le cul. Elle m’a dit « je pensais que votre allaitement était lancé, qu’une collègue s’était bien occupée de vous ». Mais marde, la montée de lait étant censée être à 72h en moyenne comment peut-on avant ce stade penser que mon allaitement roule ? On a beaucoup parlé toutes les 2, elle n’a pas pris la défense de la pédiatre mais expliqué que les sorties anticipées ne sont pas habituelles, etc. Et en échangeant avec moi, elle a pu comprendre mon point de vue quand je disais mais ici ou chez moi il n’y a pas de différence. Clairement oui, on ne s’est pas souciés de moi donc à la maison j’avais pareil ! Enfin même mieux, un mari pour me soutenir moralement et physiquement c’est parfois mieux qu’une équipe soignante.

L’échange de sortie était très agréable, j’ai énormément apprécié, on a balayé tous les thèmes concernant le bébé ou la maman, une mine d’info très précieuse qui m’a aussi permis de poser un certain nombre de questions, apprendre des choses tout ça dans un échange très plaisant, sans jugement bref je suis partie sur une très bonne note d’un professionnel de santé à l’écoute. Elle a reconnu qu’il restait beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge sur bien des points.

Au final, vous vous en douterez je n’ai pas spécialement kiffé le séjour à la maternité qui ne m’a pas appris grand chose. Et je ne regrette pas la sortie anticipée, ce lundi soir dans ma maison je me sentais respirer, j’ai mieux dormi et j’étais bien moralement. Le lendemain, la pesée a affiché +60g pour la Petite Ourse donc carrément honorable, l’usine à boobs était bien lancée et il n’y avait pas du tout lieu de me culpabiliser sur ma capacité à nourrir ma fille… Parfois je kiffe d’avoir un sale caractère qui se laisse pas marcher sur les pieds, c’est fort utile. Par contre je précise, heureusement que tous ces échanges avec la pédiatre ont eu lieu sans la présence du Barbu car celui-ci ne m’aurait carrément pas soutenue dans mon choix et pour lui une nuit en plus c’était pas la mort.

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Sa venue

Je me lance enfin dans le récit de mon accouchement en me disant bien que cela me prendra sûrement plusieurs jours. Pas si simple de trouver du temps.

Jeudi 14 juillet le Barbu profite de la sieste de la Grande Ourse pour faire quelques peintures extérieures. J’ai pas envie de faire la sieste et resterai bien avec lui mais peindre me tente pas et ce n’est pas très recommandé enceinte. Je me suis donc attaquée à un énorme bout de haie morte envahi par le lierre et les ronces qui nous sépare du voisin. Ça faisait longtemps que je disais au Barbu qu’il fallait l’arracher vis à vis du lierre qui est une vraie calamité mais bien que nous ayons taillé les autres haies la semaine d’avant le Barbu était pas motivé pour cette partie. Il a d’ailleurs râlé après moi car il a du m’aider pour certaines parties et surtout tout amener à la déchetterie. J’ai donc arraché cette jungle pendant au moins 2h et nous avons un trou de 3 à 4m qui ouvre un gros vis à vis vers le voisin mais il faut en passer par là pour un truc plus joli après.

Vous vous en doutez je me suis lancée la dedans avec l’espoir de déclencher des contractions. Le soir arrive, calme plat, déception, des contractions mais rien de plus fort que les jours précédents.

Vendredi 15 juillet je me réveille assez tôt, vers 7h je crois. Ce matin là fut exceptionnel car le Barbu ET l’Oursonne dorment tous les 2 jusque 10h ! La Grande Ourse ne nous fait jamais de tels horaires de grasse mat, 8h30 chez elle c’est déjà très bien. Et j’ai donc loupé ma dernière chance de grasse mat également mais en échange ai papoté avec ma mère pendant quasiment 2 heures. Dès 9h je commence également à minuter les contractions. Une fois le Barbu et la grande Ourse levés je commence à évoquer un tour à la maternité mais toute la matinée je me demande quel est le bon moment. Je n’ai pas envie d’arriver à la maternité trop tôt et que l’on me renvoie chez moi mais en même temps je pense à la sieste de la Grande Ourse dans l’aprem et au fait que je n’aimerais pas devoir la réveiller pour partir la déposer chez nos amis. Vers 14h on décide quand même de la coucher dans son lit à la maison car les contractions sont présentes, résistent au spasfon mais ne sont pas encore douloureuses donc on décide d’aviser à la fin de la sieste.

J’ai tenté de faire une petite sieste mais allongée les contractions ne sont pas agréables et je me suis vite relevée. A ce moment là je cherche le Barbu dans toute la maison (et jardin car il fait beau), cet homme ne me dit jamais ce qu’il fait, où il va et bien qu’on n’habite pas un palace je galère régulièrement à mettre la main sur lui ! Et ce jour là, j’ai un peu « angoissé », les 2 voitures étaient là et lui n’était dans aucune pièce ni dans le jardin… Mais garage grand ouvert et outils de jardin sortis… Je l’ai finalement trouvé planqué derrière la haie, là où il n’y a pas la place de passer, en train d’arracher du lierre ! Je me suis faite gronder la veille à avoir arraché tout ça et le lendemain il s’y colle… Alors que je lui disais de se reposer, convaincue qu’on allait finir la journée à la maternité, il trime ! Et il m’a bien agacée à ne pas savoir où il était… En plus au moment où la Grande Ourse s’est réveillée, je suis allée la lever avec toujours mes contractions régulières, je lui fais comprendre qu’on l’habille et la mène chez nos amis où elle prendra le goûter. Et lorsque je redescends avec elle dans les bras, monsieur a sorti sa tondeuse. Il a fallu que je me fâche pour qu’il la laisse en plan et parte déposer la Grande Ourse. Puis vers 17h30, il est de retour seul, j’ai fini de rassembler les affaires et on part pour la maternité.

Arrivés là bas avant 18h, on me donne la bandelette sur laquelle il faut faire pipi puis installation en salle de naissance. Et là surprise au lieu de nous diriger vers l’une des salles mitoyennes dans le couloir, on traverse pour finir dans un angle du bâtiment où se trouve une salle seule. Et plus grande ! On a été ravis de tomber sur cette salle isolée et plus grande, je m’y suis sentie moins claustro et rassurée à l’idée de mettre au monde le Coloc dans cette pièce.

J’ai pas du tout noté les détails des premiers examens, accueillie par une jeune sage femme très gentille. J’ai eu le monitoring et l’examen du col, j’étais il me semble à 3 et le monitoring a confirmé le début du travail. Dès ce moment là les contractions sont venues par les reins comme pour mon 1er accouchement et … c’est douloureux. Après les examens je pense vers 18h30 ou 18h45, on me débranche du monito pour me laisser gérer mes contractions seules. Je m’extrais donc vite du lit ou la position assise ne m’est pas du tout agréable. Je tente un peu le ballon mais le délaisse vite également. Au final, je trouve la position qui me convient, marcher entre 2 contractions et rester debout les bras en appui sur le plan de travail pendant la contraction. La douleur est forte, je fais des extensions sur la pointe des pieds pendant la contraction et me mord les mains. Je demande également au Barbu de masser / appuyer sur mes reins pendant les contractions car ces points dans le bas du dos sont extrêmement douloureux. Et le Barbu le fait …. 1 fois sur 5… Super soutien !!!!

A 20h, je douille, je suis en train de craquer. On rappelle la sage femme et c’est finalement un collègue homme qui prend sa garde qui arrive à sa place. Il s’occupera de moi jusqu’au bout et a été parfait. J’ai beaucoup apprécié une chose : il a respecté à la lettre mon souhait de base d’accoucher sans péridurale avec un vrai soutien et des propositions pour m’aider à gérer la douleur. A ce moment là quand il arrive je suis prête à craquer et prendre la péridurale mais il commence d’abord par me proposer de passer 3 contractions allongée sur le côté, une jambe relevée car cela favoriserait un changement de position du bébé qui soulagerait la pression sur les reins. Je suis à 5cm, j’ai fait que la moitié donc suis guère rassurée mais je m’accroche et essaie ce qu’il propose. Dès la première contraction ainsi, la douleur est atroce, j’appelle le Barbu pour qu’il me donne sa main afin de la broyer… (j’ai pas osé serrer le bras du sage femme qui était accroupi juste à côté de ma tête). Je tiens une seconde contraction et abandonne à la 3ème. Je me dis vu la force des contractions et leur retour rapide que je serai bien incapable de rester en position dos vouté le temps de la pose d’une péri.

A ce moment là tout s’est accéléré et mon récit sera moins précis. J’ai demandé le gaz euphorisant dont on avait parlé un peu avant ainsi que ma bouillotte chauffée à mettre sur les reins (elle est partie au micro ondes et je l’ai revue 3h après froide en sortant de la salle d’accouchement…). Le gaz je ne saurai dire s’il m’a aidée, on était en plein moment crucial, au top de la douleur, accouchement sans péridurale, je ne sentais même plus le départ et l’arrivée des contractions j’étais dans la douleur point barre…

Tout est allé très très vite, je n’ai pas laissé le temps à l’équipe de s’installer, je n’ai donc pas accouché en position gynécologique et tant mieux. Entre 2 contractions, avec une voix de petite fille, entre 2 respirations du gaz je dis au Barbu que « j’ai fait pipi » (la honte de dire ça mais vraiment j’étais hors de contrôle de moi même). Visiblement je commençais à perdre les eaux en réalité et d’ailleurs quelques instants après j’ai bien senti le déferlement de tout le liquide. A ce moment là, je suis assise le dos assez droit sur le lit, je me prends les reins de mes 2 mains et serre très fort, c’est ma façon de « soulager » un peu la douleur. J’ai les pieds en appui sur le bout de la table, jambes écartées, j’ai porté la main à mon entrejambe à un moment donné et constaté que le bébé était là, je sentais pas sa tête mais elle était juste derrière.

La douleur est telle que je crie, tout est très instinctif, animal, je ne me contrôle pas. Le sage femme a cru bon de me refaire un examen du col… je lui ai vite jarté sa main, j’étais selon lui à 7. Puis le bébé a commencé à bien descendre, en toute intelligence, la douleur m’a alors fait crier « non, il faut qu’il remonte! ». Oui, oui attendez c’est pas fini le discours qui fout la honte à y repenser… Bien évidemment il était surtout temps de pousser et puis c’est tout, la douleur allait rester jusqu’au bout il était bien bien trop tard pour une péridurale. Dans la salle il y a alors la puéricultrice, le sage femme entre mes jambes avec ses gants mis à l’envers (pas le temps de faire mieux), le Barbu à ma gauche qui me porte le gaz à la bouche puisque moi je tiens broie mes reins et la gynéco à la droite du sage femme. C’est le regard planté dans le sien que j’ai poussé à chaque fois qu’elle me disait. Je ne sais combien de poussées, tout a été rapide (encore une fois) et bébé est vite sorti. C’est le sage femme qui annonce alors qu’il s’agit d’une petite fille. Je répète « petite fille » mais suis encore bien trop sous adrénaline pour réaliser, je la regarde, j’ai une tête affreuse face à l’intensité de ce que je viens de traverser. D’ailleurs sur les premières photos faites par le Barbu on voit bien à quel point j’ai traversé un moment dingue, ma tête est abominable !

Puis vient le moment de pousser pour le placenta… attention jolie perle encore… j’ai pas eu de mal à le sortir mais quand il a été dehors je me suis exclamée « ouah ça soulage! »… valà, bravo Madame Ourse ! Mais vraiment sur le coup c’est comme un passage à la grosse commission, l’expulsion soulage !

Dans ma veine, comme pour le 1er accouchement, j’ai eu droit à une belle déchirure, j’ai donc eu la joie de découvrir ce que c’est de se faire recoudre sans péri. Et en fait, j’ai senti le mouvement du fil passer lorsque la gynéco a fait les points mais rien de traumatisant. En même temps comparé aux minutes d’avant, c’était forcément pas grand chose.

J’ai mis très longtemps à retrouver possession de mon corps tant l’accouchement fut « violent » (pas négativement mais dans le sens, intense, fort). J’ai tremblé nerveusement pendant plus d’une heure. Il m’a fallu tout ce temps pour redescendre de cette demi heure cruciale que je venais de vivre. Oui car en 30min, je suis passée d’un col à 5 et niveau de douleur que je ne supportais plus à … une petite fille de 3,380kg et 49 cm dans les bras.

Désormais je sais ce qu’est l’accouchement sans péri, la douleur que cela représente mais aussi l’intensité de l’événement. Je ne saurai dire si j’ai préféré l’accouchement avec ou sans péridurale, je suis juste satisfaite des 2 expériences vécues pour mes 2 filles, d’avoir en moi la possibilité de comparer les 2 façons de le vivre. Par contre, clairement, en sachant la douleur que c’est de faire sans, je vois mal comment je serai capable de décider d’accoucher une seconde fois en bravant cette douleur. Faut sans doute être un peu folle… ou avoir oublié… Mais la question ne se posera pas car nous sommes 4 à présent, notre famille est accomplie, une Petite et une Grande Ourse vont égayer nos jours, nous sommes bien conscients de la chance que nous avons de les avoir toutes les 2 et n’avons pas l’intention de pousser la chance dans ses retranchements pour passer à 5.